Le personnel du service météorologique de Tuvalu et les différents acteurs du secteur maritime national se sont donné rendez-vous à Tuvalu cette semaine à l’occasion d’un atelier sur les prévisions océaniques et la sécurité maritime. Les participants à l’atelier ont insisté sur la nécessité d’améliorer la coordination et la communication entre les différents organismes concernés et se sont engagés à réaliser et à éditer un bulletin d’information périodique sur les prévisions océaniques afin de mettre toutes ces informations à la disposition des principales parties prenantes nationales. L’atelier a été organisé à l’initiative du service météorologique de Tuvalu et de la Communauté du Pacifique (CPS), dans le cadre du Programme océanien de soutien climat et océans dans la région Pacifique (COSPPac), financé par l’Australie.

Tuvalu est une île basse, par nature très sujette aux grandes marées, aux submersions marines, à l’érosion, au blanchissement des coraux et à d’autres phénomènes marins qui mettent en péril les moyens d’existence des populations locales. Pour que le pays puisse s’adapter et accroître sa résilience face à ces événements, il convient de mettre en place un système complet de recherche et de collecte de données qui permettra de décrypter l’origine de ces phénomènes et la façon dont ils se produisent.

« Il est important qu’à Tuvalu, chacun possède des connaissances sur l’océan qui nous entoure et soit conscient de la manière dont les variations des conditions océaniques peuvent nous affecter », a déclaré le secrétaire permanent à la communication et au transport, M. Tapugao Falefou, à l’ouverture de l’atelier en début de semaine. M. Falefou a ajouté que l’atelier tombait à point nommé, étant donné que Tuvalu se prépare à participer à la vingt-troisième Conférence des Parties, la COP23, qui se tiendra à Bonn, en Allemagne, dans quelques semaines.

Outre le personnel du service météorologique de Tuvalu, d’autres acteurs parties prenantes du secteur de la mer – pêche, affaires maritimes, installations portuaires, école des métiers de la mer, registre foncier et cadastre, police et projets d’adaptation nationaux – ont également pris part à l’atelier. Les participants ont bénéficié d’une formation centrée sur les produits d’information océanographiques, tels que les agendas des marées, les données marégraphiques en temps réel, les rapports sur le régime des vagues et le Portail sur l’océan Pacifique.

Le Portail sur l’océan Pacifique propose des informations actualisées sur les températures de surface de la mer, la prédiction de la houle et des courants de surface, les alertes relatives au blanchissement des coraux et les variations saisonnières du niveau de la mer, en plus des données marégraphiques en temps quasi réel qu’il héberge pour 14 sites de la région.

« Les cartes de prévisions que nous téléchargeons sur le portail océan peuvent compléter les prévisions marines et les alertes que nous émettons déjà, a indiqué le directeur du service météorologique de Tuvalu, M. Tauala Katea. En particulier, les prévisions à longue échéance relatives au niveau de la mer et à la température des eaux de surface peuvent aider les Tuvaluans à se préparer aux inondations, aux épisodes de blanchissement des coraux et aux risques d’intoxication alimentaire liés aux produits de la mer. »

Si cette formation est la quatrième d’une série d’ateliers nationaux et infrarégionaux sur l’océan et les marées, organisés dans la région depuis 2015, elle est la première à accorder une journée entière aux acteurs du secteur maritime et portuaire. Des formateurs de l’initiative régionale sur la navigation en Océanie, financée par la Nouvelle-Zélande, ont animé des séances sur la Convention des Nations Unies pour la sauvegarde de la vie humaine en mer, plus particulièrement sur l’obligation faite aux pays de communiquer des renseignements sur la sécurité maritime. La formation a également permis de mettre à jour les cartes marines locales et de vérifier que les annuaires des marées et cartes marines disponibles étaient adaptés à l’usage qui en est fait.

« Les océans et l’économie bleue occupent une place grandissante dans les modèles de développement durable ; il est donc plus important que jamais que nous coordonnions efficacement nos actions, a affirmé la Coordonnatrice de la CPS pour la surveillance de l’océan, Mme Molly Powers-Tora. Nous avions l’occasion de collaborer avec l’Initiative régionale sur la navigation en Océanie, nous l’avons saisie pour dispenser ensemble cette formation. Et le fait de réunir le service météorologique et les acteurs du secteur maritime a eu des retombées positives inattendues. »

La CPS se réjouit de pouvoir collaborer avec le service météorologique afin d’établir des calendriers des marées pour les îles périphériques, d’élaborer un modèle détaillé du mouvement des vagues pour la diffusion d’avertissements côtiers, d’améliorer les renseignements sur la sécurité maritime pour une sécurité de la navigation renforcée et d’appuyer la mise en place de démarches concertées et de collaborations entre les parties prenantes nationales du secteur de la mer.

Contacts médias :
Evlyn Mani, Chargée du renforcement des capacités et de la communication, [email protected] ou +679 3249 222

Lien utile :
Portail sur l’océan Pacifique