Voici ci-après les faits saillants qui ont marqué le deuxième semestre de l’année 2016, une année remarquable pour le développement international et pour la Communauté du Pacifique (CPS).

 

JUILLET

Des jeunes originaires des différents pays mélanésiens ont entamé une formation dans le cadre du Programme Jeunes dirigeants mélanésiens de demain, un programme très poussé ayant pour vocation de favoriser l’émergence de jeunes dirigeants aux compétences solides et capables de piloter les actions de promotion du développement menées dans la région.

Un nouveau projet a été lancé en vue de sauvegarder la diversité des variétés de cocotiers dans le Pacifique, ainsi que les moyens de subsistance y afférents, face aux effets du changement climatique et à d’autres menaces.

Le village de Tukuraki, à Ba (Fidji), a été déplacé en raison de sa vulnérabilité aux catastrophes naturelles, avec le soutien d’un projet financé par l’Union européenne (UE) et mis en œuvre par la CPS qui vise à aider les pays insulaires océaniens à réduire de façon concrète et efficace l’incidence des catastrophes sur la population.

Le Centre national d’aquaculture d’eau douce de Vanuatu a rouvert ses portes après avoir été remis en état grâce au concours financier du Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR) et de la CPS. Ce centre avait été endommagé par le violent cyclone tropical Pam (cyclone de catégorie 5). L’aquaculture, notamment l’aquaculture à petite échelle qui concerne les communautés exploitant les ressources dulcicoles à l’intérieur des terres, est un secteur de production primaire qui contribue à la sécurité alimentaire.

Produite par la CPS, l’étude Fisheries in the Economies of Pacific Island Countries and Territories fournit un nouveau point de référence pour évaluer la valeur des ressources halieutiques dans le Pacifique, à la fois pour mesurer les progrès accomplis et pour déterminer les améliorations à mettre en place à l’avenir en vue d’une gestion durable des pêches.

 

AOÛT

Les pratiques et les méthodes novatrices exemplaires de la Division géosciences de la CPS en matière de données et de technologies géospatiales ont été reconnues à l’échelle internationale, pour la valeur ajoutée qu’elles apportent dans un large éventail de domaines en Océanie, notamment l’adaptation climatique et la gestion des catastrophes.

Notre Directeur général, Colin Tukuitonga, s’est vu décerner le prix Life Award par la Pasifika Medical Association, pour sa contribution et son engagement en faveur de l’amélioration des services de santé et de la formation sanitaire en Océanie.

Matuku, une île reculée de la province fidjienne de Lau, s’est engagée dans une démarche de certification « Agriculture biologique » avec l’aide des États-Unis d’Amérique et de la Communauté océanienne pour l’agriculture biologique et le commerce éthique (POETCom) basée à la CPS. L’objectif de ce projet est de permettre aux communautés isolées de l’île de produire des aliments biologiques destinés aux marchés mondiaux, tout en préservant leur environnement naturel.

Quatre-vingt-dix Fidjiennes occupant des positions importantes à l’échelon local ont suivi une formation sur les droits de la personne et le leadership, afin de mieux comprendre la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) et de contribuer aux politiques publiques par le biais de campagnes de plaidoyer et de lobbying.

 

SEPTEMBRE

Les chefs d’État et de gouvernement océaniens ont adopté le Cadre en faveur d’un développement résilient dans le Pacifique, premier cadre régional intégré au monde à promouvoir le renforcement de la résilience au changement climatique et aux catastrophes. Un groupe de travail technique a assuré une mission de conseil et d’assistance techniques. Il était composé de représentants de la CPS, du Programme régional océanien de l’environnement (PROE), du Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique (FIP), du Secrétariat de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies (ONU/SIPC), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et de l’Université du Pacifique Sud (USP).

Lors du plus grand rassemblement au monde consacré à la conservation de la nature, le Congrès mondial de la nature organisé à Hawaii, nous avons mis l’accent sur le changement climatique et la pêche durable en Océanie.

À l’occasion du 50e anniversaire de la Journée internationale de l’alphabétisation, nous avons dévoilé les lauréats de notre concours multimédia régional sur l’importance de la lecture. La CPS avait lancé ce concours pour sensibiliser les enfants et les jeunes océaniens aux avantages de la lecture et de l’écriture, suite à la publication, en juin, du dernier bilan d’évaluation régionale des aptitudes à la lecture, à l’écriture et au calcul (PILNA) qui a braqué les projecteurs sur plusieurs motifs de préoccupation parmi les écoliers des niveaux équivalents au CE2 et au CM2.

La Nouvelle-Zélande s’est engagée à verser 12,15 millions de dollars néo-zélandais en vue d’appuyer la conduite de projets dans les domaines de la pêche côtière et de l’aquaculture en Océanie. La CPS, par le biais de son Programme pêche côtière et de son Programme pêche hauturière, collaborera avec l’Agence des pêches du Forum (FFA) et le ministère néo-zélandais des Industries primaires à la mise en œuvre de deux nouveaux projets quinquennaux.

La CPS a publié un nouveau guide complet sur 320 poissons côtiers comestibles en Océanie, afin d’aider les agents des services des pêches à reconnaître les espèces lorsqu’ils effectuent des relevés sur les marchés aux poissons.

La saison 2016 de l’émission de télévision phare de la CPS, The Pacific Way, a été lancée à l’échelle régionale, afin que davantage de foyers océaniens aient la possibilité de regarder ce programme original.

 

OCTOBRE

Financé par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), le programme océanien « de la montagne au récif » a été officiellement lancé dans le but d’améliorer les moyens de subsistance et les perspectives des Océaniens par le biais de mesures locales de conservation et de restauration de l’environnement. Il vise à appuyer les petits États insulaires en développement du Pacifique dans les domaines jugés prioritaires au niveau national et dans leurs besoins de développement, tout en produisant des avantages écologiques aux échelons local et mondial dans de multiples domaines, notamment la biodiversité, la dégradation des terres, les eaux internationales, la gestion durable des ressources forestières, les mesures d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique et le développement des capacités.

Un nouveau projet régional relatif à la filière cocotier, financé par l’UE, a été lancé afin d’améliorer la compétitivité des petits producteurs océaniens de cocotiers. Dans le cadre d’un projet analogue, la CPS a pris des mesures en amont pour contribuer aux efforts déployés par les pays insulaires océaniens en vue de maîtriser la réapparition du rhinocéros du cocotier, une espèce susceptible de gravement porter préjudice à cette filière d’exportation.

Nous avons renforcé nos liens avec le Comité de coordination pour les programmes géoscientifiques de l’Asie de l’Est et du Sud-Est (CCOP) basé à Bangkok en concluant un protocole d’accord qui permettra de mettre davantage les géosciences au service du développement durable en Océanie.

Première mondiale, le Pacifique a vu la création d’une association régionale réunissant les professionnels du changement climatique, de la réduction des risques de catastrophe et d’autres praticiens œuvrant au renforcement de la résilience.

Une formation à la réduction des impacts des catastrophes intégrant la question du handicap a été mise à l’essai dans un village de Papouasie-Nouvelle-Guinée. Son objectif est de garantir aux membres de la communauté en situation de handicap toute l’aide dont ils pourraient avoir besoin en cas de catastrophe.

 

NOVEMBRE

Le Conseil des organisations régionales du Pacifique (CORP) s’est engagé à épauler les pays membres dans la mise en œuvre de l’Accord de Paris sur le climat.

En amont de la Journée mondiale du diabète, nous avons donné le coup d’envoi à la toute nouvelle édition de notre « Bingo océanien de la nutrition », un outil pédagogique divertissant qui encourage la consommation d’aliments sains et la lutte contre la menace grave que représentent les maladies non transmissibles (MNT) dans la région.

Les représentants de dix pays océaniens se sont réunis pour mettre la dernière main à un guide pratique sur l’utilisation de la statistique lors de l’établissement de rapports sur les progrès accomplis par les pays insulaires océaniens dans l’application des traités internationaux sur les droits de la personne.

À l’occasion de la Journée mondiale de la science, nous avons mis en avant, dans un message vidéo de notre Directeur général, Colin Tukuitonga, le rôle joué par notre Centre d’étude des cultures et des arbres du Pacifique (CePaCT) dans la protection de la biodiversité et la sécurité alimentaire.

Des experts internationaux se sont réunis aux Fidji afin de mettre en commun des solutions novatrices concernant l’utilisation de données satellitaires, de drones, de logiciels libres et d’autres outils d’aide à la décision dans les domaines de l’aménagement du territoire et de la gestion des catastrophes.

À l’occasion de la campagne des Nations Unies « 16 jours d’activisme » pour l’élimination de la violence à l’encontre des femmes, la CPS a recueilli les observations de 16 de ses agents œuvrant dans divers secteurs, avec l’objectif de sensibiliser et de développer la réflexion et l’action sur cette thématique dans le Pacifique.

 

DÉCEMBRE

Nous avons signé avec l’Université nationale des Fidji (FNU) un accord visant à peaufiner le diplôme d’études supérieures en épidémiologie de terrain de la région, aussi appelé formation régionale sur les données pour la prise de décision (DDM), dans le but de dynamiser la lutte contre les maladies en Océanie.

La première assemblée générale annuelle de la Conférence maritime océanienne (PIMC) qui s’est tenue à Vanuatu a marqué la fusion de quatre organismes maritimes de la région.

Par ailleurs, la CPS a signé un accord de financement avec la Nouvelle-Zélande qui doit permettre à l’Organisation de continuer à fournir des services techniques et scientifiques à l’appui du développement des États et Territoires membres au cours des trois prochaines années.

Au mois de décembre, nous avons également lancé notre nouveau site Internet !

Lien utile :
Première partie du bilan de l’année 2016 de la Communauté du Pacifique.