J’ai l’honneur ce soir de représenter la CPS en tant que coordonnatrice du projet INTEGRE pour vous accueillir.

La CPS, c’est la communauté du Pacifique. Elle est la maison commune des pays du Pacifique. Organisation  technique régionale du Pacifique, son rôle est d’apporter une assistance technique à ses membres pour leur développement durable sur le plan économique, social et environnemental. Elle comporte notamment des divisions du développement économique, de la santé publique, de la pêche, des ressources terrestres, du changement climatique.

Aujourd’hui, les pays du Pacifique doivent faire face à un certain nombre de défis comme de générer de la richesse pour leurs populations en développant leurs filières économiques endogènes, de réduire leurs dépendances extérieures, et par là même d’augmenter leur sécurité alimentaire.

Les pays du Pacifique font également face à des problématiques de changement climatique et de santé publique, avec une montée du diabète et des population en surpoids.

Parallèlement, particulièrement en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française, mais aussi dans plusieurs pays du Pacifique, émerge depuis quelques années une forte attente des populations pour manger sainement et local. Enfin, l’attente des producteurs est de vivre décemment de leur travail de la terre.

L’attente conjointe de tous est de protéger et de capitaliser sur notre patrimoine naturel extraordinaire. Un patrimoine commun à tous et que chacun veut sauvegarder dans notre océan encore relativement préservé.

Il est donc aussi fondamental aujourd’hui (1) de trouver les voies et moyens de nous nourrir, (2)  avec des aliments de qualité et locaux,  (3) en générant de la richesse et (4) en valorisant durablement notre environnement.

Le moyen de le faire est d’essayer de toujours progresser ensemble, de comprendre et d’avancer en intégrant la diversité des populations du pacifique, les acteurs économiques et les enjeux.

Les évolutions de l’agriculture peuvent et doivent répondre à ces défis. Et particulièrement l’agriculture biologique qui constitue une vraie réponse à ces enjeux.

C’est le sens de ce que le programme INTEGRE financé par l’Union européenne a voulu soutenir en finançant le réseau de fermes d’agriculture biologiques dans le Pacifique à travers le réseau Poetcom. Je rappelle que le réseau Poetcom qui est la « communauté océanienne pour l’agriculture biologique et le commerce éthique », est hébergé à la CPS depuis toujours. Il gère depuis 2008 la norme océanienne d’agriculture biologique. François Jappiot vous expliquera plus en détail ce que le projet réseau de fermes biologique a développé.

En conclusion, je dirai qu’à la CPS , nous croyons fermement au progrès, à l’accompagnement et à la réflexion technique. Dans le secteur qui nous intéresse ce soir, l’agriculture biologique, nous croyons aux outils et aux liens qui permettent et permettront aux producteurs de nouer un partenariat valorisant avec la nature, et qui soit satisfaisant pour le consommateur.

Nous remercions ce soir nos partenaires de la chambre d’agriculture, de biocalédonia, du lycée agricole de Do Neva et du réseau Poetcom qui sont engagés à fond pour relever les défis que j’ai évoqués.

Et nous avons l’immense honneur d’accueillir Monsieur Jacques Pior, invité par le projet et qui vient de passer une semaine en Nouvelle-Calédonie et enchainera en Polynésie pour participer au deuxième atelier régional.

Monsieur Pior, merci d’avance de notre part à tous pour votre œil aguerri et votre retour d’expériences pour nous permettre à tous d’avancer dans nos réflexions et nos cheminements techniques, économiques et de plaisirs alimentaires.