Pam2_webÀ l’heure où l’on ignore encore le bilan du cyclone tropical Pam dans les pays insulaires océaniens – et que l’on découvre d’heure en heure l’étendue des dégâts – le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) se tient prêt à fournir une assistance technique aux pays sinistrés.

Rappel brutal de la vulnérabilité des îles océaniennes alors que la communauté internationale est réunie au Japon afin de définir un nouveau cadre d’action mondial pour la réduction des risques de catastrophe

Colin Tukuitonga, Directeur général de la CPS, a déclaré que l’Organisation pouvait à tout moment dépêcher des équipes à Vanuatu, à Kiribati, à Tuvalu et aux Îles Salomon, en fonction des besoins que communiqueraient leurs gouvernements respectifs après le passage de ce violent cyclone.

Hier, M. Tukuitonga a écrit au Bureau national de gestion des catastrophes de Vanuatu afin de proposer l’aide de la CPS, sachant que c’est l’archipel qui devrait être le plus durement touché.

Alors que de hauts responsables du monde entier sont réunis à Sendai (Japon) afin d’approuver un nouveau cadre d’action mondial pour la réduction des risques de catastrophe, M. Tukuitonga a déclaré que le cyclone Pam était un rappel brutal de la très grande vulnérabilité des populations et des économies océaniennes aux catastrophes naturelles.

« Le Secrétariat général suit de très près la situation ainsi que la trajectoire du cyclone tropical Pam », a ajouté M. Tukuitonga.

« Comme il est d’usage à la CPS, nous sommes prêts à mobiliser des équipes d’intervention d’urgence afin d’appuyer les bureaux nationaux de gestion des catastrophes dans leurs actions et à proposer divers services d’assistance technique en fonction des besoins propres à chaque pays, en concertation avec les Nations Unies et la Croix-Rouge. »

« Si nécessaire, nous rappellerons nos spécialistes de la gestion des risques de catastrophe qui accompagnent la délégation océanienne participant à la Conférence mondiale des Nations Unies sur la réduction des risques de catastrophe, laquelle se tient actuellement au Japon. »

« La Communauté du Pacifique est très solidaire, et nos pensées et nos prières vont aux autorités et aux populations de Kiribati, de Tuvalu et de Vanuatu », a déclaré M. Tukuitonga.

Dans une vidéo diffusée à l’occasion de la Conférence mondiale, le Directeur général lance un appel en faveur de mesures plus énergiques : « Quelle que soit la forme que prendra le cadre pour l’après-2015, il est essentiel que la communauté internationale agisse avec plus de détermination en matière de réduction des risques de catastrophe. »

Contacts médias :
Julie Marks, Directrice de la communication à la CPS. Téléphone : (+679) 976 6846, courriel : [email protected]
Clare White, Assistante chargée de la communication à la CPS (à Sendai, Japon). Courriel : [email protected]

Notes aux rédactions :
Les États et Territoires insulaires océaniens ont élaboré la Stratégie en faveur d’un développement résilient aux risques climatiques et aux catastrophes dans le Pacifique, un document qui est actuellement présenté aux participants à la Conférence des Nations Unies organisée au Japon, et qui devrait être officiellement adopté par les chefs d’État océaniens dans le courant de l’année. Pour plus d’informations.

À la demande de ses pays membres, la CPS prête son assistance suite à la survenue de catastrophes, et, dans un premier temps, elle participe aux missions d’aide internationale pilotées par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (UNOCHA) et la Croix-Rouge. Parmi les actions possibles à moyen et à long termes, la CPS peut notamment procurer des semences et du matériel végétal en vue de la restauration des cultures endommagées.

Des informations actualisées sont disponibles sur le Portail océanien d’information sur les catastrophes, une initiative appuyée par l’UNOCHA, la Fédération internationale des sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge, le Programme des Nations Unies pour le développement, le Secrétariat de la Stratégie internationale de prévention des catastrophes des Nations Unies, le Réseau océanien de partenaires pour la gestion des risques de catastrophe et la CPS.