La Division santé publique de la Communauté du pacifique (CPS), a organisé cette semaine une session de formation à Papeete ayant pour objectif de former les agents de promotion de la santé de Wallis et Futuna, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française et Vanuatu, à la collecte et l’analyse de données concernant les maladies non transmissibles (MNT).

En effet, les MNT telles que le diabète, les maladies cardiovasculaires, les affections respiratoires chroniques et les cancers constituent la principale cause de mortalité dans le Pacifique ; elles sont responsables de 60% à 75 % des décès dans la plupart des pays de la région. Les MNT sont fortement liées aux habitudes de vie (alimentation, activité physique, consommation de tabac et d’alcool, etc.). Aussi, pour mettre en place des actions de promotion de la santé pertinentes et efficaces, ces professionnels de santé doivent disposer d’informations précises sur les comportements de leur population cible.

La première session s’est déroulée à Nouméa en juin avec pour objectif d’apprendre aux participants à élaborer un questionnaire, collecter des données sur le terrain et saisir ces données informatiquement.

Il a été décidé de prendre pour fil conducteur la thématique des jeunes femmes âgées de 18 à 25 ans. « Nous avons choisi cette tranche d’âge de la population, car elle est aujourd’hui peu étudiée dans la région Pacifique, alors qu’il s’agit d’une phase clef de la vie : fin des études, installation en couple, entrée dans la vie active, premier enfant… À ce stade de leur vie, les jeunes femmes font des choix importants, c’est donc le moment idéal pour promouvoir les comportements et modes de vie  sains. C’est ce qui fait de ce public une cible prioritaire pour les interventions de promotion de la santé  dans les communautés», déclare Solène Bertrand-Protat, Conseillère en maladies non transmissibles à la CPS.

A l’issue de cette première session, les participants sont retournés dans leurs pays respectifs avec pour mission de mettre en pratique leurs compétences récemment acquises : ils ont interrogé 50 jeunes femmes concernant leurs habitudes alimentaires, leur pratique en matière d’activité physique, leur poids, etc. La deuxième session de formation, avec le soutien de la Direction de la santé de Polynésie française, est centrée sur l’analyse des données recueillies et leur diffusion de manière efficace.

Au-delà de l’aspect technique, cette formation vise à renforcer les liens entre les professionnels de santé francophones qui, malgré des contextes variés, rencontres tous les mêmes problématiques. « On a beaucoup à apprendre de nos voisins du Pacifique », déclare Adélaïde Tamaku, agent de promotion de la santé à Tahiti. « C’est très enrichissant comme formation, je travaille à sur l’île de Malekula et c’est la première fois que j’ai l’occasion d’échanger avec des professionnels de santé des territoires français », affirme Guenola Tangop, Infimière de la province de Malampa au Vanuatu.

La prochaine phase de cette formation ciblera cette fois-ci la gestion de projet de promotion de la santé : après la collecte et l’analyse de données, il est temps de passer à l’intervention.

Media contacts
Jean-Noël Royer, Responsable de la Communication CPS: [email protected] or +687 87 70 63
Solène Bertrand-Protat, Conseillère en maladies non transmissibles CPS: [email protected]