C’est une nouvelle page d’histoire qui s’écrira en décembre à Paris (France) où l’on s’attend à la signature d’un accord mondial sur les changements climatiques lors de la vingt et unième Conférence des Parties à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (COP21).

Les îles du Pacifique produisent moins de 0,03 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre et figurent pourtant parmi les pays les plus vulnérables aux effets des dérèglements climatiques. Pour ces pays, l’issue de la COP21 est donc vitale.

En amont de ce rendez-vous planétaire, les organisations régionales se sont unies pour faire entendre la voix des îles du Pacifique dans le cadre d’une campagne menée sur les réseaux sociaux sous le hashtag #4PacIslands.

Les communautés en ligne pourront dès la semaine prochaine s’informer sur les effets du changement climatique ainsi que sur les mesures prises par les Océaniens pour s’y adapter. Alors que le compte à rebours vers la COP21 a déjà commencé, des messages seront régulièrement diffusés sur les réseaux sociaux jusqu’au jour J sous le hashtag #4PacIslands.

Il s’agit de l’une des nombreuses initiatives prises pour faire porter la voix du Pacifique à l’occasion de la campagne de communication intitulée “Le voyage océanien jusqu’à la COP21 à Paris”, qui a également pour objet de soutenir l’Alliance des petits États insulaires (AOSIS), groupe de négociation réunissant les pays insulaires océaniens au titre de la CCNUCC.

« Nous, les Océaniens, comprenons et connaissons mieux que quiconque les effets du changement climatique. Chaque fois que cela leur est possible et avec le soutien de leurs partenaires, nos communautés insulaires prennent déjà des mesures d’adaptation et d’atténuation face à ce phénomène », a déclaré David Sheppard, Directeur général du Programme régional océanien de l’environnement (PROE).

« Nous lançons désormais un appel à tout un chacun pour nous aider à partager avec la planète entière les récits des effets du changement climatique et de l’action climatique entreprise pour y faire face. Il s’agit pour cela de reprendre nos messages publiés en ligne et d’utiliser le hashtag #4PacIslands. »

Partisan de la campagne conjointe menée sur les réseaux sociaux, le Directeur général de la Communauté du Pacifique, M. Colin Tukuitonga, a lancé un vaste appel au grand public pour faire en sorte que la voix du Pacifique soit entendue lors de la Conférence des Nations Unies sur le climat de Paris et au-delà.

« Le changement climatique constitue une menace, réelle et grave, pour les moyens d’existence et le développement durable des peuples du Pacifique et il nous paraît essentiel que le point de vue de l’Océanie soit entendu à Paris et dans le monde entier », a précisé M. Tukuitonga.

« La Communauté du Pacifique a rejoint les multiples organisations, groupes et particuliers de la région qui, unis sous la bannière de la campagne autour du voyage océanien jusqu’à la COP21, appellent de leurs vœux l’adoption des mesures décisives qui s’imposent si l’on entend réduire de manière notable les taux d’émission de gaz à effet de serre et prévenir l’aggravation des dégâts causés à long terme », a-t-il ajouté.

« Nous sommes engagés auprès de nos partenaires pour braquer les projecteurs sur la crise climatique que connaît le Pacifique ainsi que sur les mesures urgentes et concertées requises pour y faire face. »

Rappelant le besoin pour l’Océanie d’avoir voix au chapitre sur la scène internationale en amont de la COP21, Dame Meg Taylor, Secrétaire générale du Forum des Îles du Pacifique, a déclaré : « Le Pacifique, et notamment nos petits États insulaires en développement, sont confrontés à d’immenses défis induits par le changement climatique. Lors de la réunion de Paris, il est absolument indispensable d’arracher un accord ambitieux et juridiquement contraignant, faisant la preuve de l’attention et de la compassion que nous accordons aux plus vulnérables. »

« Cette campagne offre à chacun l’occasion de joindre sa voix à celle de millions d’Océaniens qui aspirent à un avenir florissant et prospère, un avenir qui restera néanmoins hors de portée pour beaucoup si aucun engagement profond et durable n’est pris pour changer. »

L’Université du Pacifique Sud (USP) a également repris à son compte l’appel lancé aux Océaniens en soutien à la campagne menée sur les réseaux sociaux afin d’appuyer les négociateurs représentant la région à Paris. Il s’agit d’attirer l’attention sur les conséquences du changement climatique pour les pays insulaires du Pacifique.

« Les réseaux sociaux sont un outil puissant et permettront de révéler aux yeux du monde les enjeux défendus par l’Océanie à Paris et leurs impacts sur les plus petites communautés de nos vastes États océaniques », a expliqué Elisabeth Holland, Directrice du Centre océanien pour l’environnement et le développement durable (PACE-SD) de l’Université du Pacifique Sud.

Dès la semaine prochaine, le Conseil des organisations régionales du Pacifique (CORP) diffusera plusieurs messages sur les réseaux sociaux, notamment Facebook, Twitter et d’autres plateformes, sous le hashtag #4PacIslands, ou accompagnés de #COP21, #AOSIS, @COP21 et @AOSIS. N’hésitez pas à partager et à diffuser ces messages, ainsi que le hashtag #4PacIslands, pour faire entendre la voix du Pacifique.

Cette initiative est une campagne menée conjointement par l’Agence des pêches du Forum, le Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique, la Communauté du Pacifique, le Programme régional océanien de l’environnement et l’Université du Pacifique Sud. #4PacIslands