Le renforcement de la coopération entre la Communauté du Pacifique (CPS) et un grand organisme asiatique spécialisé dans les géosciences appliquées permettra de mettre davantage les géosciences au service du développement durable en Océanie.

Un protocole d’accord entre la CPS et le Comité de coordination pour les programmes géoscientifiques de l’Asie de l’Est et du Sud-Est (CCOP) a été officialisé, aujourd’hui, par Adichat Surinkum, Directeur du Secrétariat technique du CCOP, et Mike Petterson, Directeur de la Division géosciences de la CPS, lors de la cinquante-deuxième session annuelle du CCOP organisée à Bangkok (Thaïlande).

« Ce nouvel accord permettra à la CPS de travailler avec certaines des meilleures organisations de géosciences appliquées en Asie sur des problématiques cruciales pour le développement inclusif du Pacifique, telles que les ressources minérales des grands fonds marins et l’énergie géothermique », a déclaré M. Petterson.

Le CCOP, dont le siège se trouve à Bangkok, est une organisation intergouvernementale qui a pour vocation de faciliter la mise en œuvre de programmes de géosciences appliquées en Asie de l’Est et du Sud-Est, afin de contribuer au développement économique et d’améliorer la qualité de vie de la population dans la région.

À cette fin, le CCOP promeut le renforcement des capacités, le transfert de technologies, l’échange d’informations et l’établissement de liens institutionnels en vue de l’exploitation durable des ressources, de la gestion de l’information géoscientifique, de l’atténuation des aléas géologiques et de la protection de l’environnement.

Depuis le milieu des années 90, bon nombre de bailleurs de fonds se sont détournés de la recherche scientifique, ce qui a conduit à un affaiblissement des capacités en géosciences. De plus, ces derniers temps, les organisations régionales du Pacifique ont réalisé des progrès limités en ce qui concerne le développement de leurs capacités scientifiques.

M. Petterson a ajouté que la CPS jouait un rôle clé en aidant l’Océanie à attirer des financements destinés à des projets géoscientifiques, ainsi qu’en mettant en lien des spécialistes des géosciences œuvrant aux quatre coins de la planète.

Il convient également de noter la contribution, à cet égard, des universités de la région, avec l’appui de chercheurs en géosciences à l’étranger et de sociétés privées.

Lors de la session du CCOP, M. Petterson a présenté des exemples de situation où les géosciences étaient susceptibles de favoriser un développement inclusif dans le Pacifique, et a invité les organisations asiatiques à renforcer l’intérêt qu’elles portent à l’Océanie et à appuyer le développement de la région.

Parmi les exemples donnés, citons notamment l’exploitation des ressources minérales des grands fonds marins, un secteur émergent potentiellement créateur de richesses, mais qui pose des défis à la région en termes de renforcement des capacités et sur le plan social et écologique.

Un autre projet mené à Kiribati a, quant à lui, permis de déplacer des activités d’extraction d’agrégats, auparavant réalisées sur des plages à trois mètres seulement au-dessus du niveau de la mer, vers des lagons riches en sédiments, ce qui a ouvert de nouvelles possibilités pour l’avenir.

M. Petterson a également évoqué les perspectives prometteuses et les avantages attendus en Océanie des technologies durables de géothermie et d’énergie thermique des mers, et a notamment mis en avant, à ce sujet, les conclusions d’une étude sur l’énergie houlomotrice achevée mi-2016 par la CPS.

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