Au cours des cinq prochaines années, la Communauté du Pacifique entend se concentrer sur sept pays insulaires océaniens qui n’ont pas encore négocié certains secteurs de leurs frontières maritimes.

La CPS fournit des services d’assistance technique et de soutien à quatorze pays insulaires océaniens pour les aider à formaliser leurs frontières maritimes par traité. Fixer les frontières maritimes contribue à sécuriser les ressources océaniques de ces pays et à assurer leur coexistence pacifique.

Les travaux techniques réalisés par la CPS concernent la délimitation des eaux territoriales (12 MN), des zones contiguës (24 MN) et des zones économiques exclusives (200 MN) à partir de définitions précises des lignes de base des eaux territoriales fondées sur des cartes hydrographiques et topographiques, d’images satellite et de levés géodésiques.

Selon Mme Audrey Aumua, Directrice générale adjointe de l’antenne de la CPS à Suva, la CPS et ses partenaires continueront à soutenir les aspirations des pays insulaires océaniens relatives à leurs frontières maritimes.

Ceci implique que ces pays déclarent les lignes de base de leurs eaux territoriales et les limites extérieures de leurs zones maritimes en promulguant des lois nationales, et qu’ils en informent ensuite la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS).

Ces frontières et ces traités sont également nécessaires pour le suivi, la surveillance et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée dans la région. Le processus de délimitation des zones et des frontières maritimes donne aux pays insulaires océaniens le pouvoir de contrôler les activités de gestion des ressources marines, contribuant ainsi à l’amélioration de la gestion des océans à l’échelon régional et mondial.

La CPS anime une collaboration internationale efficace en vue de répondre à l’une des priorités stratégiques du Cadre pour le paysage océanique du Pacifique. Le recrutement d’un nouveau coordonnateur des frontières maritimes, M. Malakai Vakautawale, témoigne de la priorité accordée par la CPS aux activités relatives aux frontières maritimes de la région.

M. Vakautawale collaborera avec la Section frontières maritimes régionales de la CPS, les partenaires régionaux de l’Organisation et les quatorze pays insulaires océaniens concernés.

Parmi ces partenaires, on citera Geoscience Australia, le ministère australien de la Justice, le Secrétariat du Commonwealth, l’Agence des pêches du Forum et GRID-Arendal/PNUE (Centre d’Arendal du Réseau mondial des centres d’information sur l’environnement, qui collabore avec le Programme des Nations Unies pour l’environnement).

Ce partenariat crée un mécanisme efficace pour traiter les questions relatives aux frontières maritimes et pour la sauvegarde des droits souverains des pays insulaires océaniens.

Projet de tracé des limites maritimes dans la région Pacifique :

En vertu du droit international, les états côtiers ont droit à un certain nombre de zones maritimes. Toute revendication de souveraineté exclusive relative à un espace océanique doit être étayée par des données techniques robustes et répondre aux exigences de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer (UNCLOS) entrée en vigueur en novembre 1994. Tous les pays insulaires océaniens sont signataires de la Convention et ont ainsi en commun des obligations en vertu de celle-ci, spécifiquement de déterminer leurs zones maritimes et de déposer ces informations auprès des Nations Unies.

La Section frontières maritimes régionales prodigue des conseils et fournit un appui direct aux quatorze pays suivants : Îles Cook, États fédérés de Micronésie, Fiji, Kiribati, Îles Marshall, Nauru, Niue, Palau, Papouasie–Nouvelle-Guinée, Samoa, Îles Salomon, Tonga, Tuvalu et Vanuatu.

Liens utiles :
Site web de la Division géosciences
Framework for a Pacific Oceanscape (en anglais)

Contact médias :
Molly Powers, Coordonnatrice par intérim de la plateforme de connaissances sur l’océan et les marées, [email protected]