Il faut faire preuve de transparence et partager les informations dont on dispose pour avoir une vision complète des choses et aborder les problèmes autrement, afin d’obtenir de meilleurs résultats.

Voilà en substance l’un des principaux messages à retenir du Sommet régional pour l’optimisation des informations sur l’éducation à l’appui du changement, organisé cette semaine par le Programme pour l’évaluation et la qualité de l’enseignement de la Communauté du Pacifique (CPS).

Des fonctionnaires des ministères de l’Éducation de 15 pays insulaires océaniens ont confronté leurs expériences et mis en commun les enseignements qui se dégagent de l’utilisation des données sur l’éducation. Les participants ont présenté un tour d’horizon de la situation dans leurs pays respectifs et débattu des moyens d’avancer ensemble, en apprenant les uns des autres. Ils ont convenu de la nécessité d’aborder la question depuis une perspective pluridisciplinaire, de manière à recenser les points forts des systèmes éducatifs existants et les domaines à améliorer.

L’utilisation d’outils de collecte et de communication adaptés dans le cadre du processus de collecte des données est essentielle à la prise de décisions porteuses de changement. Pour autant, les solutions ne se trouvent pas dans les données : elles tiennent avant tout aux personnes qui évaluent et utilisent les données sur l’éducation dans le but d’aider les responsables chargés de l’élaboration des politiques à prendre des décisions techniquement envisageables et réalisables au plan politique.

« L’exploitation des données est une affaire de personnes : il faut pouvoir compter sur des gens qualifiés, justifiant de compétences requises, là où l’on en a besoin », explique Andrew Erbs, consultant en TIC appliquées à l’éducation.

Le Sommet a été une formidable plateforme d’échange de connaissances, d’informations et de pratiques entre les pays participants et a été l’occasion de débattre de l’influence du contexte politique propre à chaque pays et à la région dans son ensemble sur la manière dont les pouvoirs publics utilisent les informations pour éclairer la prise de décisions relatives à l’éducation. Les participants ont travaillé de manière concertée autour d’exposés, de débats et de récits, dans le cadre d’un processus d’apprentissage mutuel qui va dans le sens d’une amélioration des résultats pédagogiques dans le Pacifique.

Le représentant du Royaume des Tonga, Hepeti ‘Isoa Takeifanga, s’est dit convaincu de la nécessité de définir des bases communes pour mettre en place un mécanisme régional adapté au contexte océanien, et de nature à faciliter le renforcement des capacités des experts de la région, de sorte que ces derniers puissent élaborer des systèmes d’information pour la gestion de l’éducation applicables dans tous les contextes, mais néanmoins adaptés aux exigences de chaque pays.

Les pays participants (Îles Cook, Îles Fidji, Kiribati, Îles Marshall, États fédérés de Micronésie, Nauru, Niue, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Salomon, Samoa, Tokelau, Tonga, Tuvalu et Vanuatu) étaient représentés par de hauts fonctionnaires des ministères de l’Éducation. Les partenaires du développement ont également été conviés à assister au Sommet : y étaient représentés l’Université du Pacifique Sud, le gouvernement australien, la Banque mondiale, la Banque asiatique de développement, l’Institut de statistique de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) le Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique et le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF).

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 Solomoni Matthewsella, Chargé de la communication, [email protected]

Lien utile :
Prise de décision fondée sur des données : la clé de l’avenir