Quarante délégués représentant des administrations fédérales, des administrations étatiques, des partenaires bailleurs de fonds, le secteur privé et des organisations non gouvernementales se sont réunis le mercredi 31 janvier à Pohnpei à l’occasion du premier atelier d’évaluation du financement de l’action climatique et de la gestion des risques de catastrophe organisé aux États fédérés de Micronésie. La réunion avait pour objet de faire avancer la définition des priorités nationales dans ce domaine.

En partenariat avec le gouvernement des États fédérés de Micronésie, une équipe d’évaluation conjointe menée par le Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique (FIP) et composée, par ailleurs, de la Communauté du Pacifique (CPS) va organiser des consultations avec un large éventail de parties prenantes entre le 29 janvier et le 9 février 2018. La mission bénéficie du soutien financier du Projet CPS/USAID de renforcement institutionnel dans les îles du Pacifique aux fins d’adaptation au changement climatique (ISAAC) et du projet de l’USAID relatif au changement climatique.

S’exprimant à l’ouverture de l’atelier, Andrew Yatilman, Secrétaire du ministère de l’Environnement, du Changement climatique et de la Gestion des situations d’urgence, a souligné que la mission d’évaluation devait impérativement déboucher sur l’établissement d’un rapport véritablement utile, tant pour le gouvernement fédéral que pour les États – Pohnpei, Chuuk, Yap et Kosrae. Il a encouragé les participants à faire preuve d’ouverture et à échanger des informations avec l’équipe chargée de l’évaluation, de sorte que les résultats de l’exercice tiennent dûment compte du contexte propre aux États fédérés de Micronésie.

« S’il existe actuellement de nombreuses sources de financement, nous n’avons pas besoin de nous prévaloir de toutes les options qui s’offrent à nous. Nous devons adopter une démarche stratégique et nous tourner uniquement vers des sources de financement qui sont compatibles avec nos priorités nationales et à la mesure de notre capacité d’absorption », a expliqué M. Yatilman, point de contact de la mission d’évaluation.

Marion Henry, Secrétaire du ministère des Ressources et du Développement, a estimé pour sa part que la mission d’évaluation devait avant tout consister à recenser les différentes options susceptibles d’aider le pays à mobiliser des financements accrus en faveur de projets de grande envergure, dans des secteurs comme l’énergie, l’eau ou la sécurité alimentaire.

Enfin, Sihna Lawrence, le Secrétaire du ministère des Finances et de l’Administration, qui assume par ailleurs les fonctions d’autorité nationale désignée pour le Fonds vert pour le climat (FVC), a souligné que l’évaluation allait aussi permettre de se faire une idée plus précise de l’état de préparation des organismes nationaux susceptibles d’être accrédités auprès du FVC, en particulier la Banque de développement des États fédérés de Micronésie et la FSM Petrocorp.

Les États fédérés de Micronésie ont pris l’engagement de faire de l’accès au financement de l’action climatique et de la gestion des risques de catastrophe une priorité nationale et ont déjà réalisé des progrès considérables en ce sens. Ainsi, le Micronesia Conservation Trust été accrédité en qualité d’organisme d’exécution régional auprès du FVC en 2017, et les États fédérés de Micronésie ont été le premier pays d’Océanie à se doter d’un programme-pays FVC, dont l’élaboration a été financée au tire du Projet d’appui à la planification préalable du FVC.

La mission conjointe mettra à profit les initiatives en cours pour évaluer les possibilités d’application concrète des différentes options de nature à faciliter l’accès des États fédérés de Micronésie aux financements en faveur de l’action climatique et de la gestion des risques de catastrophe et à améliorer la gestion de ces financements. Les États fédérés de Micronésie sont le neuvième pays océanien à entreprendre une évaluation de ce type.

L’évaluation et les recommandations qui en découleront permettront de mieux cerner les moyens d’élaborer des politiques et des plans adaptés ou d’actualiser les politiques et plans existants, de renforcer les moyens humains, d’améliorer la coordination institutionnelle et de garantir la prise en compte systématique de certaines questions transversales, comme le genre et l’intégration sociale.

Les résultats de cet exercice contribueront à améliorer et à faciliter l’accès direct aux mécanismes internationaux de financement de l’action climatique, mais aussi à renforcer la confiance des bailleurs et à promouvoir une utilisation plus efficace des systèmes nationaux.

Contact médias :

Lisa Buggy, Conseillère en changement climatique — projet ISACC, [email protected]