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Des statisticiens officiels venus de sept États et Territoires insulaires océaniens se retrouvent en Nouvelle-Calédonie cette semaine pour participer à un atelier régional sur la documentation technique et la diffusion de micro-données en vue d’actualiser leurs connaissances des outils utilisés pour la gestion des statistiques d’état civil.

L’enregistrement des micro-données représente une étape clef du processus de gestion des données de recensement et d’autres enquêtes statistiques.

La documentation technique des enquêtes et des données (registres administratifs et fiches des recensements, par exemple) est devenue un impératif majeur depuis qu’une plus grande quantité de données d’entrée individuelles sont exigées en vue d’assurer le suivi des indicateurs relatifs aux Objectifs de développement durable.

L’atelier d’une semaine (11-15 juillet) organisé conjointement par Paris 21 et la Communauté du Pacifique (CPS) permettra également aux participants d’examiner les questions relatives à la diffusion des données statistiques à l’échelon régional ainsi que les manières d’améliorer les pratiques utilisées.

« L’outil d’enregistrement des micro-données vise à conférer davantage d’autonomie aux décideurs, en leur fournissant des informations correctes sur les données recueillies, de la bonne façon et au bon moment », a indiqué Mme Ofa Ketuu, Directrice de la Division statistique pour le développement de la CPS, à l’occasion de l’ouverture de l’atelier.

Le Réseau international pour les enquêtes auprès des ménages (IHSN) a élaboré des outils de documentation technique et de diffusion des micro-données issues des recensements et des enquêtes qui ont été mis en œuvre dans plusieurs pays océaniens. Ainsi, les Fidji et le Samoa ont d’ores et déjà mis sur pied des centres nationaux d’archivage des données.

Toutefois, la tenue à jour de ces sites nécessite des ressources qui ne sont pas toujours à la portée des petits bureaux de statistiques, c’est pourquoi un centre régional d’archivage des données nationales a été créé et est géré par la CPS.

Ce centre d’archivage sera présenté aux participants de l’atelier.

« En Océanie et dans le monde, de nombreux outils statistiques ont été discrètement mis au rebus, soit parce que leur entretien coûtait trop cher, soit parce qu’ils étaient trop compliqués à utiliser. Nous devons faire en sorte que ces outils soient faciles à appliquer, que leurs résultats soient accessibles et que leur utilisation soit durable », a précisé Mme Ketuu.

Et d’ajouter : « La CPS a besoin que vous soyez les ambassadeurs de cet outil. À vous de nous dire s’il fonctionne correctement et quels sont les aspects à améliorer afin que le recueil et l’utilisation des statistiques se fassent dans les meilleures conditions possibles dans la région. »

Ont participé à l’atelier les États et Territoires insulaires océaniens suivants : les Îles Mariannes du Nord, Palau, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les Îles Salomon, les Tonga, Tuvalu et Vanuatu.

L’atelier se tient au siège de la CPS à Nouméa où est basée la Division statistique pour le développement de l’Organisation.

Contacts média :
Jean-Noël Royer, Chargé de communication à la CPS, [email protected], +687 87 70 63
Arthur Jorari, Chef d’équipe de la collecte des données statistiques à la CPS, [email protected] +687 26 01 62

Liens utiles :
Centre régional d’archivage des données nationales
Division statistique pour le développement de la CPS
Paris 21