Tuvalu_Fiji_Nauru_webLa République de Nauru a lancé son tout premier cadre national visant à renforcer sa résilience face au changement climatique et aux catastrophes.

Le Cadre de Nauru pour l’adaptation climatique et la réduction des risques de catastrophe (RONAdapt) est le fruit de travaux menés en concertation par divers partenaires du développement et organisations régionales, dont le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et l’Union européenne (UE).

La République de Nauru est extrêmement exposée aux aléas liés au changement climatique, notamment aux inondations survenant sur les côtes et à l’intérieur des terres, aux phénomènes météorologiques extrêmes, à la modification de la température des eaux de surface et à l’acidification des océans, autant de phénomènes qui ont des répercussions sur le développement économique et la sécurité alimentaire de la population.

Lors de la présentation du Cadre, Aaron Cook, ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Environnement de Nauru, a souligné le fait que ce document était le premier de ce type jamais adopté par le pays, et que son élaboration avait fait intervenir de multiples parties prenantes.

« Véritable phare qui définira notre cap, le Cadre s’appuiera sur les efforts déployés et le soutien offert par la communauté internationale afin de nous fournir les ressources et les compétences indispensables pour renforcer notre résilience », a précisé M. Cook.

« Il était essentiel que notre pays se dote d’un cadre permettant d’intégrer des plans d’adaptation et des mesures de réduction des risques de catastrophe dans l’ensemble des ministères compétents. »

« Avec RONAdapt, nous disposons à présent d’un instrument précieux grâce auquel nous pourrons procéder à des évaluations des risques dans les secteurs clés – sécurité alimentaire et hydrique, infrastructures, services de secours – et faire en sorte de pallier les lacunes cernées afin de renforcer notre résilience face aux effets négatifs du changement climatique », a ajouté M. Cook.

Achevé au terme de cinq années de travail, le Cadre procure une armature de base pour la gestion des risques, sur la voie d’un développement durable. Son élaboration a donné lieu à de nombreuses consultations et évaluations ayant fait intervenir l’ensemble des administrations publiques, la société civile et la population du pays.

Gillian Cambers, Gestionnaire, au sein de la CPS, du projet de l’Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) dans les petits États insulaires du Pacifique, a adressé ses félicitations à Nauru et a précisé que le Cadre constituait un instrument concret permettant de traiter les problèmes bien réels associés au changement climatique et à la réduction des risques de catastrophe.

« Ce cadre recense les priorités immédiates et donne les grands axes d’une planification et d’une programmation à long terme, en fournissant notamment des recommandations en vue de l’intégration transversale du changement climatique et de la réduction des risques de catastrophe dans les politiques de développement nationales et sectorielles », a-t-elle ajouté.

Le Cadre a été lancé cette semaine, en marge des célébrations prévues à l’occasion du 47e anniversaire de l’indépendance de Nauru.

Initiative conjointe de la CPS et de l’Union européenne, le projet de l’AMCC dans les petits États insulaires du Pacifique est mené à bien grâce à une enveloppe de 26,76 millions de dollars fidjiens (11,4 millions d’euros) allouée par l’UE. Il est mis en œuvre à l’échelon régional par la CPS et à l’échelon national par les autorités des neuf pays participants, à savoir les États fédérés de Micronésie, les Îles Cook, les Îles Marshall, Kiribati, Nauru, Niue, Palau, les Tonga et Tuvalu.

Les progrès réalisés en matière de renforcement de la résilience aux risques climatiques et aux catastrophes dans ces neufs pays insulaires océaniens figurent parmi les avancées concrètes enregistrées par les communautés océaniennes, avancées qui seront mises en avant dans le cadre de l’Année européenne pour le développement, en 2015. Site de l’Union européenne.

Pour tout complément d’information, veuillez contacter : Zhiyad Khan, Assistant chargé de la communication sur le projet au sein de la CPS, par téléphone au (+679) 337 9349 ou par courriel : [email protected]