Les lombalgies, l’arthrite, l’ostéoporose et d’autres troubles musculosquelettiques peuvent compromettre la capacité de travailler et de profiter des activités pratiquées en famille ou avec des amis. Pour traiter ces problèmes de santé, il est d’abord nécessaire de connaître le nombre de personnes affectées ainsi que la gravité du handicap dont elles souffrent.

Intégrée à l’enquête démographique et sanitaire nationale des Îles Salomon réalisée en 2015, l’enquête sur la santé musculosquelettique a représenté une première à l’échelle nationale comme internationale.

Avec l’assistance technique de la Communauté du Pacifique (CPS) et de la Global Alliance for Musculoskeletal Health (G-MUSC ; Alliance mondiale pour la santé musculosquelettique), les autorités salomonaises ont ajouté huit questions portant sur les problèmes osseux, musculaires et articulaires au questionnaire de l’enquête démographique et sanitaire. L’échantillon de personnes interrogées était constitué d’hommes âgés de 15 ans et plus, ainsi que de femmes âgées de 15 à 49 ans.

Selon les résultats, 17 % des répondants, dont 15 % d’hommes et 19 % de femmes, ont déclaré avoir souffert de douleurs lombaires qui les avaient forcés à restreindre leurs activités normales ou à modifier leurs activités quotidiennes pendant plus d’une journée au cours des quatre semaines précédentes.

Les huit questions concernant la santé musculosquelettique avaient été élaborées par la G-MUSC, et intégrées au questionnaire de l’enquête menée par le service national de la statistique et le ministère de la Santé et des Services médicaux des Îles Salomon avec l’appui technique de la Division statistique pour le développement et de la Division santé publique de la CPS.

« À l’échelle mondiale, les troubles musculosquelettiques comptent parmi les maladies dont la charge de morbidité est la plus forte, mais, en Océanie, on ne dispose actuellement que de très peu d’informations à ce sujet », a expliqué Damian Hoy, co-vice-président du groupe spécial de surveillance de l’Alliance mondiale pour la santé musculosquelettique et épidémiologiste principal au sein de la Division santé publique. « Compte tenu de l’impact que peut avoir une mauvaise santé musculosquelettique sur les moyens de subsistance des populations, il est important d’avoir une vision claire de la situation dans la région et dans le monde », a ajouté M. Hoy.

Pour la regrettée Irene Kalauma, responsable de l’enquête démographique et sanitaire de 2015, les résultats de l’enquête devaient constituer une base solide pour déterminer les mesures permettant de gérer ou de traiter au mieux ces troubles musculosquelettiques. « Nous espérons aussi appuyer les travaux des gouvernements d’autres pays », avait-elle ajouté.

Quatorze équipes d’enquêteurs avaient été déployées sur le terrain en avril 2015, après avoir suivi une formation dispensée avec le concours de la Division statistique pour le développement de la CPS.

Les questions incorporées à l’enquête pourront être utilisées dans les questionnaires de santé partout dans le monde. « Ce module présente le grand avantage de pouvoir être simplement intégré aux enquêtes sanitaires déjà existantes sans qu’il soit nécessaire de créer une enquête spécifique à la santé musculosquelettique », a ajouté le Damian Hoy.

En résumé :

  • Il s’agit d’une première mondiale : la CPS et la G-MUSC ont apporté leur assistance technique à la conduite d’une étude sur la santé musculosquelettique aux Îles Salomon.
  • Huit questions portaient sur les problèmes osseux, musculaires et articulaires.
  • Selon les résultats de l’enquête, 17 % des répondants avaient souffert de douleurs lombaires qui les avaient forcés à restreindre leurs activités normales lors des quatre semaines précédentes.

Liens :
Pour en savoir plus sur la santé musculosquelettique musculoskeletal health.