Convertir ses calories en dollars pour vivre plus sainement Print
Lundi 27 mai 2013, Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), Narere –
Vendredi dernier, le Centre de formation à l’éducation communautaire de Narere a proposé à son personnel, à ses étudiantes et aux collègues de la CPS d’apprendre à manger sainement en participant à une activité ludique baptisée « du cash pour des calories ». Cette initiative a été lancée par Jessie Pullar, volontaire de l’Agence australienne pour le développement international (AusAID), en collaboration avec le Ministère de la santé et le programme de soutien au secteur santé financé par l’AusAID aux Fidji. Les participants se sont vu proposer un déjeuner-buffet, composé de salades, aliments frits, plats locaux, boissons maison, boissons gazeuses et douceurs sucrées.

Dans ce programme « du cash pour des calories », chaque aliment se voit attribuer une valeur en dollar basée sur sa valeur calorique. Avant l’exercice, chaque portion est pesée et étiquetée avec une somme en calories-dollars. Chaque personne reçoit 500 dollars fidjiens sous la forme de bons d’échange permettant d’acheter l’équivalent de 500 calories, la quantité recommandée pour un repas d’adulte. Pendant l’exercice, alors que personnels et étudiantes composaient leur menu, Jessie s’occupait de la caisse et calculait le nombre de calories dans chaque assiette. Certains ont dépassé leur crédit de 500 et ont été invités à revoir leur choix ; d’autres n’ont pas tout dépensé et ont économisé quelques calories-dollars qu’ils ont pu dépenser lors de leur repas suivant. Nombreux ont été les convives surpris par le nombre de calories de certains aliments : ils ont ainsi pris conscience qu’il est très facile de dépasser le seuil de recommandation de 500 calories par repas.

Comme l’a déclaré Akhilesh Prasad, Responsable par intérim des services administratifs de la CPS, « l’exercice était très bien organisé et je pense qu’il a ouvert les yeux à la plupart d’entre nous. Compte tenu du nombre d’ateliers et d’activités sociales auxquels nos personnels participent et du type de boissons servies à ces occasions, il est important que nous connaissions le nombre de calories que nous consommons. Faute de quoi, on pourrait dire que la CPS contribue à une surconsommation calorique et à l’obésité. »

Les participants ont également assisté à un exposé sur l’équation alimentation saine-variété de goûts à chaque repas. Ils ont ainsi appris à composer un menu équilibré et à reconnaître la valeur calorique des aliments. L’exposé, apprécié de tous, a permis à chacun de repartir mieux informé de l’équation calories absorbées = calories brûlées et de l’importance de nos choix alimentaires.

Ou, comme le dit Samu Turagacati, Coordonnateur du Projet Accroissement du commerce de produits agricoles (IACT) de la CPS, « nous ne faisons pas tous attention à notre consommation de calories, mais le message est passé. Ça fait peur : on pense que ce qu’on mange est sain, souvent à tort ! »