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Mercredi 13 juin 2012, Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), Nouméa
Les représentants de quinze États et Territoires insulaires océaniens, ainsi que leurs partenaires dans le développement, se sont réunis à Nouméa la semaine dernière dans le cadre d’un atelier organisé conjointement par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) et l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), afin de débattre les effets du changement climatique sur les ressources halieutiques et aquacoles du Pacifique.
Parmi les participants se trouvaient des responsables des services des pêches de la région, des correspondants nationaux pour les questions relatives au changement climatique, ainsi que des représentants d’organisations à but non lucratif et d’organismes de financement. Tous souhaitaient en savoir plus concernant l’incidence du changement climatique sur les plans destinés à maximiser les retombées de la pêche et de l’aquaculture sur le développement économique, la sécurité alimentaire et les moyens de subsistance des populations, et les mesures d’adaptation à prévoir à cet égard.
Cet atelier, qui a duré quatre jours, visait à présenter les conclusions de l’étude de vulnérabilité menée récemment par la CPS sous le titre « Vulnérabilité des ressources halieutiques et aquacoles du Pacifique tropical face au changement climatique » aux directeurs des services de pêche océaniens et aux correspondants nationaux pour les questions relatives au changement climatique et à la gestion des risques de catastrophe.
Le programme de l’atelier s’articulait autour d’une série d’exposés reprenant les grands thèmes de l’étude et présentés pour la plupart par les auteurs de l’ouvrage. Des groupes de travail ont été constitués afin de définir les mesures d’adaptation prioritaires à mettre en place pour réduire les risques et tirer profit des nouvelles possibilités qui se font jour.
Parmi les messages clés, on retiendra notamment que le changement climatique devrait s’accompagner d’une augmentation des prises de bonite dans le Pacifique oriental et d’un déclin des prises de thon obèse dans l’ensemble de la région.
Par ailleurs, les récifs coralliens subiront très probablement des détériorations importantes du fait de l’élévation de la température des eaux de surface et de l’acidification de l’océan, ce qui entraînera une baisse des captures des pêcheries côtières. La hausse de la température de l'air et l'augmentation des précipitations devraient, en revanche, favoriser l’aquaculture en eau douce.
L’atelier visait à sensibiliser les participants aux répercussions du changement climatique sur la pêche et l’aquaculture en Océanie et à leur faire connaître les outils permettant de mieux comprendre la vulnérabilité des entreprises et des communautés face à cette situation.
Les débats engagés ont mis en lumière dix mesures prioritaires à mettre en place pour aider le secteur halieutique à s’adapter à la variabilité climatique, au changement climatique et aux risques de catastrophe naturelle, à savoir :
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Gérer les pêcheries thonières de manière à préserver les stocks existants ;
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Renforcer les dispositifs régionaux visant à plafonner l’effort de pêche et à instaurer des quotas transférables pour la pêche thonière ;
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Diversifier les sources d’approvisionnement en thonidés des conserveries ;
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Réduire la consommation énergétique des flottilles thonières industrielles ;
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Gérer et réhabiliter le couvert végétal dans les bassins versants afin de protéger les habitats marins côtiers ;
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Maintenir le niveau des stocks de poissons côtiers dans les limites d'une exploitation durable ;
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Améliorer l’accès des communautés côtières aux ressources thonières grâce au mouillage de dispositifs de concentration du poisson (DCP) dans les zones côtières ;
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Développer la pêche des petits poissons pélagiques ;
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Développer l'aquaculture dulcicole en bassins ;
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Améliorer les méthodes de valorisation du produit de la pêche.
Pour tout complément d’information concernant ces mesures d’adaptation, veuillez cliquer sur le lien suivant : www.spc.int/climate-change/fisheries/assessment/.
L’atelier a été organisé avec le concours financier de l’AusAID, de la Nouvelle-Calédonie, du Japon et de la Suède.
Pour en savoir plus, veuillez prendre contact avec Johann Bell (
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