20 pays océaniens se réunissent pour élaborer un plan d’action sur les pêches côtières et l’aquaculture

Nouméa

Plus de 60 agents techniques des pêches et de l’aquaculture de 20 États et Territoires insulaires océaniens se sont réunis cette semaine à Nouméa pour déterminer comment continuer à développer le secteur aquacole en pleine expansion ainsi que pour répondre à des enjeux essentiels de la pêche côtière, et ce, dans le but de renforcer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des peuples du Pacifique.

« Ce processus participatif est essentiel pour continuer d’améliorer l’efficacité des systèmes de gestion des pêches et de l’aquaculture de nos membres », explique Andrew Smith, Directeur adjoint (Programme pêche côtière) de la CPS.  « La Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins apporte son expertise technique pour veiller à ce que toutes les parties prenantes des secteurs océaniens des pêches et de l’aquaculture aient accès aux meilleures techniques et informations pour gérer les pêches côtières », ajoute-t-il. 

Durant cette conférence de trois jours, les participants ont pu échanger leurs idées et leurs expériences concernant les technologies et les approches innovantes de traitement des données de la pêche côtière afin que les décideurs disposent d’informations fiables pour élaborer les politiques sur les pêches. Les personnes présentes ont également examiné le projet de Plan d’action régional sur la biosécurité aquatique dont l’objectif est de réduire au minimum les risques biologiques dans les milieux aquatiques, par exemple les maladies ou les espèces envahissantes. Une session dédiée à la gestion communautaire des pêches s’est également tenue, l’occasion pour les participants d’étudier les moyens permettant de transposer à plus grande échelle des stratégies fructueuses à l’échelon national.

« Pour les pays membres de la CPS, cet exercice consistant à se réunir pour débattre et échanger au sujet des grandes questions de la pêche côtière pour la région est capital », affirme Tooreka Teemari, représentante du ministère des Pêches et de la Valorisation des ressources marines de Kiribati.

Lors de la Conférence, une base de données régionale en ligne sur les législations et politiques en matière de pêches côtières et d’aquaculture, baptisée REEFLEX, a été présentée. À l’heure actuelle, REEFLEX constitue l’outil comparatif le plus important des législations et politiques sur les pêches côtières en Océanie. Il propose différentes fonctionnalités permettant de rechercher et de comparer les réglementations et les mesures de gestion de tous les États et Territoires insulaires océaniens.

« Cette application en ligne innovante permet aux utilisateurs de comparer, par exemple, les tailles minimales des prises ou les saisons de pêche d’un grand nombre d’espèces marines présentes dans les eaux côtières des pays du Pacifique », précise Florence Edwards, Directrice adjointe chargée des ressources côtières et des communautés aux Îles Marshall.

Les pêches côtières, constituées de la pêche de subsistance, artisanale et commerciale, de l’aquaculture et de la mariculture, représentent le secteur le plus important pour les économies des pays océaniens. L’absence d’informations rend invisible l’importance économique de ces activités de pêche, leur contribution à la subsistance de la population locale et la nécessité de les gérer. Au total, la moitié de la population océanienne vit à moins de 10 km du littoral et environ 80 % de la production de la pêche côtière de la région - qui s’élève approximativement à 100 000 tonnes par an-  est un moyen de subsistance. Au vu de la croissance démographique, de l’amélioration des technologies, du renforcement des capacités et de l’urbanisation croissante des zones côtières, il est essentiel d’assurer une gestion sérieuse des ressources halieutiques côtières. Les pêches côtières sont indispensables à l’autosuffisance et à la sécurité alimentaire nationales, c’est pourquoi ces activités doivent être gérées de manière à garantir une production optimale, respectueuse de l’environnement, obtenue à partir de ressources saines et abondantes.

Au terme de cette conférence régionale, les participants produiront une liste d’actions stratégiques et ciblées ainsi que des recommandations étayées par des données qui seront présentées lors de la Conférence des directeurs des pêches de la CPS prévue en mars de l’année prochaine.

Lien utile :
Pour en savoir plus sur la Conférence technique régionale

Contacts média :
Toky Rasoloarimanana
, Chargée de communication, Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins, Communauté du Pacifique (CPS) | [email protected] or Tel : +687 89 93 94
Andrew Smith, Directeur adjoint de la Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins (Programme pêche côtière), Communauté du Pacifique (CPS) | [email protected]

À propos de la Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins :
Les actions régionales liées à la pêche font partie du mandat de la CPS depuis près de 70 ans. La Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins de la CPS est chef de file de l’expertise en matière de sciences halieutiques en Océanie et apporte un soutien aux 22 États et Territoires insulaires océaniens dans le domaine des pêches côtières et de l’aquaculture. À travers ses activités, la Division couvre une surface de 28,2 millions de km² d’océan avec l’aide de plus de 35 partenaires internationaux.

A propos de la CPS :
La Communauté du Pacifique appuie le développement durable en Océanie depuis 1947 en faisant appel aux sciences, au savoir et à l'innovation. Principale organisation intergouvernementale de la région, elle émane de ses 26 pays et territoires membres qui en assurent la direction.

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