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Mardi 1 Mai 2012, Secrétariat de la Communauté du Pacific (CPS), Suva, Fidji
Cette semaine, l'Organisation maritime internationale (l'OMI), dont le siège est à Londres, organise un atelier à Suva en partenariat avec la CPS, afin d’aider les pouvoirs publics des pays océaniens membres de cette Organisation à honorer leurs obligations au regard des réglementations nationales portant sur la sécurité du transport maritime des marchandises dangereuses et des cargaisons en vrac.
Dans son allocution d'ouverture, M. Alfredo Parroquín-Ohlson de l'OMI a déclaré : « À mesure que les pays du monde s'industrialisent et que le secteur devient de plus en plus complexe, le transport maritime de cargaisons dangereuses va s’intensifier, et la liste des produits « dangereux » va continuer de s'allonger. Pour que ce secteur maritime, acteur du commerce international, améliore son bilan en matière de sécurité il est essentiel qu’il respecte les règles de prudence les plus strictes lors de la manutention, du transport et du stockage de ces cargaisons. »
« Le coût des accidents résultant d'un mauvais arrimage ou de conditions de transport inadaptées aux rigueurs d'un voyage en mer ne se mesure pas seulement à l’aune du nombre de vies perdues, des dommages à l'environnement et des pertes matérielles, mais nuit également à l'image des transports maritimes », a-t-il ajouté.
L'atelier a pour but de mieux faire connaître le Code maritime international des marchandises dangereuses (Code IMDG) et le Code maritime international des cargaisons solides en vrac (Code IMSBC) élaborés par l'OMI.
La dernière édition du Code IMDG (amendement 34–08) s'applique depuis le 1er janvier 2012, et le Code IMSBC depuis le 1er janvier 2011.
D'après John Rounds, Conseiller en transports maritimes à la CPS, des accidents impliquant des marchandises dangereuses en conteneurs continuent de se produire sur les navires et au port, en dépit de l'application de règles impératives de droit international telles que le Code IMDG.
« Parmi les principales causes d'accidents, on citera la déclaration incorrecte, intentionnelle ou non, des marchandises dangereuses, et le non-respect des prescriptions en matière de conditionnement, de séparation et d'arrimage. Les équipages ne sont pas non plus suffisamment formés à l'arrimage et à l'application des mesures de sécurité. L'application du Code IMDG est donc maintenant obligatoire, et, partant, celle de sa section concernant la formation, » a-t-il déclaré.
Le Code IMDG vise à protéger les membres des équipages et à prévenir les pollutions marines en définissant les conditions nécessaires à la sécurité des transports des marchandises dangereuses par les navires. Il n'est pas exclusivement destiné aux gens de mer, mais à tous les acteurs des filières et des services en rapport avec les transports maritimes.
Le Code IMSBC vise à faciliter la sécurité de l'arrimage et les transports de cargaisons solides en vrac en fournissant des informations sur les risques associés au transport maritime de certains types de cargaisons, ainsi que des instructions sur les procédures appropriées.
Les administrations et les autorités de réglementation maritimes sont responsables du respect de ces importantes prescriptions par les navires immatriculés sur leurs registres.
Les navires qui transportent des marchandises dangereuses font escale dans les ports. La responsabilité des autorités portuaires est donc également engagée, car c'est à elles qu'il incombe de veiller à ce que les documents présentés par les expéditeurs soient conformes aux prescriptions des codes.
Pour tout renseignement complémentaire, veuillez vous adresser à : Avnita Goundar, Chargée de l’information, Division développement économique, CPS, Suva, Fidji.
Courriel :
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(Photographie : Un navire-transporteur de marchandises dangereuses (un pétrolier) en opération au port de Lae (Papouasie-Nouvelle-Guinée)
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