"À la CPS, nous sommes frappés chaque jour par le contraste entre, d’une part, l’extrême vulnérabilité de nos membres, à la fois petites îles et vastes États-océan, et, d’autre part, la résilience et l’ambition climatique remarquables de leurs populations. Une nouvelle réalité s’impose également, l’océan représentant certes un moyen de subsistance, mais aussi une menace pour les îles et habitants du Pacifique bleu."

Cameron Diver, Directeur général adjoint à la CPS

Le contexte

  • 55% de la population du Pacifique (à l’exception de la Papouasie-Nouvelle-Guinée) vit à moins de 1 km de la mer. Les pays du Pacifique sont parmi les plus vulnérables au changement climatique en raison des intempéries et des aléas naturels, de leur forte dépendance à leurs ressources naturelles et de la faible diversification de leurs économies.
  • Les impacts du changement climatique menacent dès à présent les ressources en nourriture et en eau, la productivité des écosystèmes, la bonne santé des récifs, des aires de reproduction des poissons, et donc les ressources issues de la pêche. L’efficacité des défenses naturelles du littoral sont également particulièrement menacées.
  • Selon les prévisions, le changement climatique devrait avoir un impact significatif sur les secteurs économiques-clés des communautés insulaires, notamment la pêche, les exportations agricoles et le tourisme.
  • Sur la base des scénarios du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), la grande vulnérabilité du Pacifique pourrait entraîner une insécurité alimentaire et hydrique généralisée, une augmentation des risques pour la santé, un accès aux services sociaux réduit et même des déplacements forcés dans certains cas.
  • À ce jour, 183 pays ont ratifié l'Accord de Paris, y compris tous les pays insulaires du Pacifique signataires de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

Les besoins

  • Même si les pays insulaires du Pacifique ne représentent que 0,03% des émissions totales de gaz à effet de serre dans le monde, ils sont fermement engagés à atteindre leurs contributions déterminées au niveau national et à réussir la transition vers des modes de développement neutres en émissions. 
  • Les pays insulaires du Pacifique ont souligné l'importance des mesures d'adaptation dans leur contexte particulier, appelant à un soutien financier et technique important afin de les aider à atteindre leurs objectifs.
  • Relever le défi du changement climatique dans le Pacifique nécessite une action multisectorielle, à tous les niveaux de gouvernance. Il est indispensable de prendre en compte les composantes biophysiques, sociales, économiques, politiques et culturelles locales sont lors de la conception des projets d'adaptation et d'atténuation.

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La CPS et le changement climatique

  • La CPS est la principale organisation internationale de développement dans le Pacifique. Elle a la capacité de déployer une approche multisectorielle pour faire face au changement climatique et coordonner les efforts de ses membres pour aboutir à des solutions concrètes.
  • L’expertise internationalement reconnue de la CPS en matière de recherche scientifique - notamment par le biais du CePaCT (Centre des cultures et des arbres du Pacifique), de son laboratoire de la pêche ou du Centre océanographique de la Communauté du Pacifique (PCCOS) - en fait un partenaire régional essentiel pour pays et organisations.
  • La CPS facilite également l’accès de ses membres au financement pour le climat. La CPS est une entité accréditée par le Fonds vert pour le climat (GCF) ; elle est un partenaire-clé dans les projets de l’Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) de l’Union européenne et pour d’autres partenaires financiers dans la région.
  • Le mandat technique et scientifique de la CPS couvre l’ensemble des secteurs touchés par le changement climatique dans la région. La CPS dispose en interne de la capacité d’aider les pays insulaires du Pacifique à élaborer et à mettre en œuvre des mesures d'atténuation du changement climatique et des mesures d'adaptation dans plusieurs domaines, notamment :
Natural resource sectors (agriculture, aquaculture, fisheries, forestry, water);

Les ressources naturelles (agriculture, aquaculture, pêche, foresterie, eau) 

Human and social development sectors (education, health, sanitation, culture, gender, youth, human rights); Le développement humain et social (éducation, santé, assainissement, culture, genre, jeunesse, droits humains) ;
Economic development sectors (energy, transport, sea bed mining);

Le développement économique (énergie, transports, exploitation des fonds marins) ;

Cross-cutting areas such as disaster risk reduction, statistics and demography, food security, GIS and information technology. Les domaines transversaux tels que la réduction des risques de catastrophe, les statistiques et la démographie, la sécurité alimentaire, les systèmes d’information géographique et les technologies de l'information.

Quelles sont les mesures à prendre pour la région ?

  • Sans des ambitions plus fortes au niveau international et des progrès plus concrets et plus rapides dans la réduction des émissions de gaz à effet de serre, les solutions d'adaptation au changement climatique deviendront moins nombreuses, moins efficaces et plus coûteuses. Certaines des solutions d'adaptation dont nous disposons actuellement pourraient ne plus être réalisables à l'avenir.
  • La région Pacifique a besoin de plus de soutien et de coordination pour un accès accru aux données et aux connaissances sur l'adaptation au changement climatique et l'atténuation de ses effets. Le renforcement des capacités régionales dans ces domaines aidera non seulement les pays à mieux financer et gérer leurs programmes d'adaptation et d'atténuation, mais permettra également à l'ensemble de la région Pacifique d'être l'un des principaux acteurs de la lutte contre le changement climatique au niveau mondial.
  • Afin de répondre de manière appropriée aux besoins des populations du Pacifique dans leur lutte contre le changement climatique, les projets d'adaptation doivent bénéficier d'un soutien accru. Les pays insulaires du Pacifique sont fermement résolus à faire la transition vers des économies sans émissions nettes, conformément à leurs engagements en matière de lutte contre le changement climatique, mais le principal défi auquel ils sont confrontés réside dans leur capacité à s’adapter et à bâtir des communautés résilientes au changement climatique.

Contact

Sylvie Goyet Sylvie Goyet 
Directrice, Programme Durabilité environnementale et changement climatique
Communauté du Pacifique (CPS)
[email protected]

 

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