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Onzième Conférence régionale sur la condition féminine
(16–20 août 2010, Nouméa, Nouvelle-Calédonie)
Les questions relatives à la condition féminine font l’objet d’une attention croissante dans le Pacifique, mais la région avance lentement vers une représentation équilibrée des femmes et des hommes au sein des institutions et des organes législatifs tandis que la violence, la pauvreté et l’insuffisance des soins de santé restent le lot quotidien de nombreuses femmes.
Cet état des lieux global sera présenté à 150 participants issus de 22 pays, d’organisations non gouvernementales, de partenaires dans le développement et d’organismes bailleurs de fonds de l’ensemble de la région à l’occasion de la onzième Conférence régionale sur la condition féminine la semaine prochaine.
Grand rendez-vous triennal, la conférence se tiendra au siège du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique, à Nouméa (Nouvelle-Calédonie). Ses travaux débuteront officiellement le mardi 17 août au matin et se clôtureront le vendredi 20 août à midi.
Les conclusions de l’état des lieux de la condition de la femme en Océanie figurent dans le rapport de la Conférence, intitulé « Beijing +15 : Évaluation des progrès accomplis dans la mise en œuvre du Programme d’action de Beijing dans les États et Territoires insulaires océaniens ».
Le rapport montre que les handicaps dont souffrent les femmes persistent, qu’il s’agisse des taux élevés de violence à leur encontre, de la faible proportion de femmes à tous les niveaux de la prise de décisions ou de leur sous-représentation flagrante dans les secteurs structurés de l’économie.
Alors que dans certains domaines, les intérêts féminins sont défendus avec ardeur et que les droits fondamentaux des femmes sont bien mieux compris et respectés, le rapport déplore que ces dernières soient sous-représentées dans la quasi-totalité des organismes nationaux et régionaux de haut niveau.
« Les Océaniennes qui occupent des postes à responsabilité font encore figure d’exception, » indique l’organisatrice de la conférence, Linda Petersen, Directrice du Département développement humain de la CPS.
« Certes, les politiques et les cadres ne manquent pas, mais ils ne sont pas traduits dans les faits, principalement du fait de l’absence de mécanismes institutionnels solides aux échelons régional et national pour avancer sur la voie de l’égalité des sexes. »
Les participants à la conférence régionale seront priés d’apporter leur soutien à un mécanisme régional de promotion des droits de la personne et à un groupe de travail qui lui sera associé. Ils examineront également une stratégie régionale en faveur de l’égalité des sexes, la création d’un groupe de personnalités éminentes, une analyse des stratégies et plans d’action en place dans la région et les améliorations qui peuvent être apportées à la collecte et à l’exploitation des statistiques différenciées par sexe.
Lors des ateliers, les participants se pencheront sur les façons d’atténuer les effets des crises économiques et de la pauvreté sur les femmes, et d’améliorer l’éducation, la formation et la santé des femmes, en particulier leur santé sexuelle et génésique.
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