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Surveillance & Réponse
Épidémie
de Chikungunya en Nouvelle-Calédonie en 2011
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La situation au 22 août 2011
Armelle Alibert, Anne Pfannstiel et Jean-Paul Grangeon
Séroprévalence
de l'infection au virus de la grippe pandémique A(H1N1) 2009 chez
des femmes enceintes, Nouvelle-Calédonie, 2009
Ann-Claire Gourinat, Robert Shaw et Éric D'Ortenzio
Système
de surveillance syndromique à Palau
Losii Samsel, Laura McDonald, Boris Pavlin et Jacob Kool
Surveillance
syndromique en Polynésie française
Élise Daudens,
Henri-Pierre Mallet et Christelle Lepers
Surveillance
syndromique dans le Pacifique –
situation en juin 2011
Jacob Kool
Formation & Réunions
Les
Directeurs de laboratoire du Pacifique Nord à la pointe de
l'évolution du secteur des soins de santé
Vasiti Uluiviti
La
vaccination contre la dengue au coeur de la réunion 2011 du Conseil
de prévention de la dengue pour la région Asie-Pacifique
Simon Reid et
Rangi Fariu
Les
Aedes vecteurs à Tonga: les identifier pour mieux les
surveiller et les combattre
Laurent Guillaumot, Narendra Singh, Lucien Swillen, Reynold 'Ofanoa
et Noa Tokavou
En Bref
Un
nouvel agent de l'OMS prend ses fonctions à
Suva
Le Dr Souarès
est de retour à la CPS
A History
of Health on Guam (Histoire de la santé à Guam), publié sous la
direction de Robert L. Haddock |
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Attention aux maladies transmises par
les moustiques
Bienvenue au lecteur de ce dernier
numéro d’Inform’ACTION (n° 34) de 2011. Au moment même où je
rédigeais cet éditorial, le ministère de la Santé des Îles Marshall
a déclaré une épidémie de dengue. Cette année, une nouvelle maladie,
le chikungunya, est également apparue dans la région. Cette maladie,
transmise par les moustiques, a été importée en Nouvelle-Calédonie
en provenance d’Indonésie, où elle est endémique. Le premier article
de ce numéro propose une description détaillée de l’épidémiologie du
chikungunya en Nouvelle-Calédonie, et des mesures de lutte qui se
sont révélées efficaces. L’épidémie a été maîtrisée, mais elle peut
réapparaître. La vigilance reste, par conséquent, le mot d’ordre des
autorités sanitaires néo-calédoniennes. Cet article met également en
lumière l’importance de la surveillance des vecteurs et ses
différentes formes.
Si vous vous reportez directement à la
section consacrée à la formation, vous pourrez y lire des articles
connexes sur un atelier de formation organisé aux Tonga, avec le
concours de la CPS et de l’Institut Pasteur de Nouvelle-Calédonie,
en vue de renforcer les capacités en matière d’identification et de
surveillance des moustiques,
et de lutte antivectorielle. Il est intéressant de noter que cet
atelier a été financé au titre des activités de « gestion des
risques de catastrophes naturelles », thème qui pourrait acquérir de
l’importance dans les années à venir, puisque les organismes
intègrent progressivement la lutte contre les maladies épidémiques
dans des plans relatifs aux « urgences sanitaires ».
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Il convient de maintenir la vigilance face à la dengue, car
l’épidémie mondiale actuelle (qui touche principalement l’Asie)
continue de faire des ravages, et les nouveaux vaccins mis au point
ne seront pas disponibles avant de nombreuses années, malgré les
espoirs suscités (voir le rapport du Conseil de prévention de la
dengue pour la région Asie-Pacifique).
La section consacrée à la surveillance
porte plus particulièrement sur le recours à la surveillance
syndromique dans la région. Les deux rapports nationaux publiés
donnent un aperçu des différentes expériences liées à l’utilisation
de ce système. Ce n’est que tout récemment qu’un système de
surveillance syndromique officiel a été mis en place à Palau, mais
celui-ci s’intègre parfaitement et efficacement dans le système
existant, au sein du « formulaire de consultation » utilisé pour
tous les patients examinés. Le rapport de la Polynésie française
montre à quel point un système bien développé peut s’avérer complexe,
et combien il est efficace pour détecter et suivre les épidémies. Un
article sur le virus H1N1, élaboré par l’Institut Pasteur de
Nouvelle-Calédonie, souligne par ailleurs la nécessité d’étayer la
surveillance syndromique par d’autres formes de données, afin
d’acquérir une compréhension plus globale des dynamiques des
épidémies. Enfin, le dernier article de cette section fait ressortir
l’utilité du Système océanien de surveillance syndromique, en place
depuis près d’un an et qui se montre de plus en plus utile chaque
semaine.
Il est à propos d’évoquer le thème de la
troisième réunion des membres du Réseau régional de laboratoires de
l’Association océanienne des fonctionnaires des services de santé, «
innover pour résoudre les problèmes d’aujourd’hui », pour clore cet
éditorial. À mon sens, ce thème nous rappelle à point nommé que nous
devons trouver un équilibre entre la préparation de l’avenir (c’est-à-dire
l’adaptation aux effets du changement climatique) et la recherche de
solutions aux problèmes actuels.
Pour conclure, nous sommes heureux
d’accueillir à nouveau le docteur Yvan Souares au sein de la CPS et
souhaitons la bienvenue au docteur Éric Nilles, qui vient de
rejoindre le bureau de l’OMS aux Îles Fidji. Nous nous félicitons
d’autre part de la publication de l’ouvrage remarquable du docteur
Robert Haddock et al., A History of Health on Guam.
Bonne lecture de ce numéro
d’Inform’ACTION.
Dr Simon Reid
Épidémiologiste, CPS. |