Resccue

Contexte

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Les États et Territoires insulaires océaniens sont généralement considérés comme les plus vulnérables aux effets du changement climatique, notamment à ceux de l’acidification de l’océan.

C’est pourquoi, dans les décennies à venir, la capacité de ces pays à s’adapter et à accroître leur résilience face à ces changements constituera pour eux l’un des enjeux majeurs. Cependant, alors que les émissions de gaz à effet de serre se poursuivent sans ralentir ou presque, l’éventail de mesures d’adaptation possibles se réduit, et celles-ci deviennent plus incertaines et plus coûteuses. En outre, dans le Pacifique, la biodiversité est désormais en danger, ce qui constitue une menace supplémentaire pour les activités locales de subsistance et la résilience des communautés océaniennes au changement climatique.

Les dirigeants océaniens se sont engagés à agir, mais ils ont aussi besoin d’aide, comme ils l’ont exprimé dans la  Déclaration de Majuro pour une mobilisation climatique  (septembre 2013) :

« Le changement climatique est une réalité. Il constitue la plus grave menace pesant sur les moyens d’existence, la sécurité et le bien-être des peuples du Pacifique (…). Nous nous engageons à être à l’avant-poste des enjeux climatiques. Être à l’avant-poste, cela veut dire agir. (…) Nous, chefs d’État et de gouvernement des pays membres du Forum des Îles du Pacifique, (…) appelons nos partenaires à intensifier leur aide, à l’accélérer et à faire en sorte qu’elle soit fournie efficacement. »

Objectifs du projet

RESCCUE est un projet régional mis en œuvre par la Communauté du Pacifique (CPS).

Objectif global

L’objectif de RESCCUE est de contribuer à accroître la résilience des États et Territoires insulaires océaniens dans un contexte de changements globaux. Pour ce faire, le projet favorise l’adaptation au changement climatique à travers la gestion intégrée des zones côtières (GIZC), en faisant notamment appel à l’analyse économique et à des mécanismes financiers.

Objectifs spécifiques

Parallèlement à cet objectif global à l’échelon régional, des objectifs spécifiques de RESCCUE ont été fixés sur des sites pilotes :

  • renforcer la gestion intégrée des zones côtières et l’adaptation au changement climatique ;
  • développer le recours à l’analyse économique pour la gestion intégrée des zones côtières ;
  • garantir la viabilité économique et financière de la gestion intégrée des zones côtières ;
  • faciliter le partage des enseignements, la diffusion de l’information et la transposition de l’expérience acquise sur les sites pilotes.

À chacun de ces objectifs spécifiques correspondent des résultats attendus exposés en détail dans le cadre logique du projet (lien vers la page « publications et documents relatifs au projet »).

Bref aperçu du projet

Le projet RESCCUE a été mis en place à l’échelon régional, ainsi que sur un à deux sites pilotes dans quatre États et Territoires : 1) Nouvelle-Calédonie, 2) Vanuatu, 3) Fidji et 4) Polynésie française.

MAP RESCCUE

Financement

RESCCUE est financé principalement par l’Agence française de développement (AFD) et le  Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM) pour une durée de cinq ans (01/01/2014 – 31/12/2018). Le budget total du projet s’élève à 13 millions d’euros, dont 6,5 millions d’euros sont versés par l’AFD/le FFEM, une somme à peu près équivalente étant obtenue grâce à des cofinancements.

Atteindre la neutralité carbone

Lors de la quarante-troisième session du Comité des représentants des gouvernements et administrations (CRGA), la CPS a adopté une stratégie de réduction des émissions de gaz à effet de serre.

Les responsables du projet RESCCUE au sein du Programme durabilité environnementale et changement climatique ont proposé de piloter sa mise en œuvre, entièrement soutenus en cela par les bailleurs de fonds du projet : l’AFD et le FFEM.

Afin de réduire l’empreinte carbone de la CPS, le projet RESCCUE s’appuie sur la séquence en trois étapes « éviter, réduire, compenser ». Les deux premières étapes sont mises en œuvre grâce à la stratégie de gestion environnementale appliquée au siège de la CPS (ex. : limitation de l’énergie consommée pour le travail de bureau quotidien) et grâce à l’évaluation attentive des besoins en matière de voyages aériens pour les différents projets.

En dernier recours, RESCCUE compense toutes les émissions de gaz à effet de serre ne pouvant être ni évitées ni réduites grâce à un partenariat avec Ekos, une entreprise caritative néo-zélandaise de compensation carbone, et grâce à son programme de compensation carbone pour la forêt humide des îles du Pacifique baptisé « Nakau Programme ». Plus précisément, RESCCUE achète des crédits carbone auprès du Loru Forest Project, à l’est de Santo, à Vanuatu. Chaque tonne de dioxyde de carbone émise génère des recettes pour des propriétaires fonciers de Loru qui ont cédé leurs droits d’exploitation forestière afin de créer des crédits carbone vendus sur les marchés de compensation carbone volontaire. On estime que 400 tonnes de CO2 auront été émises au cours des cinq ans de mise en œuvre de RESCCUE.

Ce système est certifié conforme au standard Plan Vivo, la norme la plus avancée au monde en matière de commerce équitable et de crédits carbone communautaires pour les forêts humides. RESCCUE est donc le premier projet de la CPS à atteindre officiellement la neutralité carbone.

Pour tout complément d’informations : RESCCUE walking the talk on carbon neutrality in the Pacific

Pour toute information complémentaire, veuillez écrire à l’adresse suivante : [email protected]

 

Vidéo:

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