Les parties prenantes aux Îles Salomon ont participé à un atelier de trois jours sur la création de supports d’information et de sensibilisation destinés au grand public pour mieux faire connaître les services de justice auxquels peuvent recourir les victimes de violence familiale.

Tenu du 21 au 23 novembre, cet atelier était animé par l’Équipe régionale d’éducation en matière de droits de la personne de la Communauté du Pacifique (CPS), avec l’appui de l’Australie et du Fonds d’affectation spéciale des Nations Unies pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Les participants ont pu renforcer globalement leurs capacités en matière d’élaboration de supports d’information et de sensibilisation. Ils ont également défini les grandes lignes d’un plan de production pour la rédaction, la conception, la mise à l’essai auprès d’un public test, l’impression et la diffusion des supports consacrés à la violence familiale. Ils ont exposé le thème/le problème sur lequel ils entendaient se mobiliser, énoncé les mesures qu’ils souhaitaient défendre, identifié le public cible et étudié des stratégies de plaidoyer.

Des représentants des ministères clés, des groupes de la société civile et des prestataires de services destinés aux victimes de violence familiale ont participé à l’atelier.

La violence familiale touche les femmes et les enfants de l’ensemble du pays. La loi salomonaise sur la protection de la famille, entrée en vigueur le 1er avril 2016, permet aux femmes de bénéficier de la protection et des services dont elles ont besoin pour vivre en sécurité au sein de la communauté. Ce texte définit la violence familiale, l’érige en infraction, et interdit les sévices physiques, psychologiques et sexuels ainsi que la violence économique à l’égard des membres de la famille.

Les supports préparés dans le sillage de cet atelier permettront de veiller à ce que des informations simples et claires soient disponibles sur la violence familiale et sur la protection à laquelle peuvent prétendre les femmes et les filles aux termes de la loi en vigueur.

À l’issue de l’atelier, Nicol Cave, Directrice par intérim de l’Équipe régionale d’éducation en matière de droits de la personne, a indiqué que « la diffusion de supports de sensibilisation [était] une initiative importante pour garantir que toutes les femmes et tous les enfants sont protégés et vivent heureux et en bonne santé, à l’abri de toute violence ».

Contact médias :
Onorina Saukelo, Assistante communication de l’Équipe régionale d’éducation en matière de droits de la personne, [email protected] ou +679 330 5582

Lien utile :
Équipe régionale d’éducation en matière de droits de la personne de la CPS : http://rrrt.spc.int