Une Océanie unie peut mieux faire entendre sa voix à l’échelle mondiale. Comment pouvons-nous être le porte-parole de notre océan ?

Des délégués de toute la région sont réunis à Apia (Samoa) cette semaine afin d’examiner les nouvelles possibilités qui s’offrent de faire mieux bénéficier les États et Territoires insulaires océaniens des retombées économiques de la mise en valeur, de la gestion et de la conservation durable de l’océan et de ses ressources.

L’atelier initié dans le cadre de l’Initiative pour un océan durable de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique et de l’Alliance pour l’Océan Pacifique a été organisé et financé conjointement par le secrétariat de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique, l’Alliance pour l’Océan Pacifique, le Bureau du Commissaire régional à la gouvernance de l’océan (OPOC), le Centre australien pour la recherche scientifique et industrielle (CSIRO), l’Agence des aires marine protégées, la Communauté du Pacifique (CPS) et le Secrétariat du Programme régional océanien de l’environnement (PROE). D’autres financements ont été engagés par le Fonds japonais pour la biodiversité et le Programme d’aide australien.

L’Objectif de développement durable n° 14 (Vie aquatique) témoigne de la valeur universelle de l’océan et ouvre la voie à un effort qui soit plus efficace et mieux intégré afin d’atteindre cet objectif de durabilité.

« Ma nomination au poste de Commissaire régionale à la gouvernance de l’océan et la création du Bureau du Commissaire régional à la gouvernance de l’océan sont, dans une large mesure, la suite donnée par les chefs d’État et de gouvernement des pays membres du Forum des Îles du Pacifique à notre engagement commun et reconnu de trouver un nouvel équilibre entre nos droits présents et nos obligations futures envers notre océan et ses ressources », a déclaré Mme Meg Taylor.

« L’Alliance pour l’Océan Pacifique joue un rôle central en ce sens, car elle rassemble de nombreuses parties prenantes issues d’une multitude de secteurs qui doivent œuvrer de concert en faveur d’une cause et d’un objectif communs, si nous voulons garantir une mise en valeur, une gestion et une conservation durables de notre océan et de ses ressources », a-t-elle ajouté.

L’unité et la coopération régionales qui ont abouti aux réalisations de l’Accord de Paris nous rappellent que l’intégration et l’attachement à des valeurs partagées peuvent donner de puissants résultats, en particulier pour les populations autochtones et les États en développement.

« Au fil des générations, nous avons créé une culture autour de l’océan, noué une relation intime avec celui-ci et développé une dépendance privilégiée à son égard. Parallèlement à la dégradation de la santé des écosystèmes marins, notre capacité à nourrir les populations et à leur assurer des moyens de subsistance et des revenus décline elle aussi », a déploré M. Taefu Lemi Taefu, vice-ministre des Ressources naturelles et de l’Environnement du Samoa, faisant observer que les États en développement sont les moins bien dotés financièrement pour s’adapter à ces changements.

Parmi les participants à l’atelier organisé dans le cadre de l’Initiative pour un océan durable de la Convention des Nations Unies sur la diversité biologique et de l’Alliance pour l’Océan Pacifique figurent des représentants de divers secteurs, d’organisations non gouvernementales et d’organisations océaniennes d’aide au développement, notamment d’institutions en charge de l’environnement et de la pêche. Des organismes régionaux, dont le Programme régional océanien de l’environnement, l’Université du Pacifique Sud, le Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique, la Communauté du Pacifique (CPS), l’Organisation du tourisme du Pacifique Sud et l’Agence des pêches du Forum, sont eux aussi représentés à l’atelier.

Les conclusions de la rencontre seront au nombre des informations qui étayeront les négociations mondiales sur les océans en 2017. Les objectifs, les mécanismes et les réussites identifiés ici à Apia sont un premier pas vers une approche océanienne unifiée de l’exploitation durable et de la conservation de l’océan mondial.

« Nous devons prendre bien davantage conscience de la nécessité de collaborer et de coopérer si nous voulons que notre exploitation de l’océan devienne durable », a indiqué M. Roger Cornforth, directeur général adjoint du Programme régional océanien de l’environnement.

« Les partenaires de l’Alliance pour l’Océan Pacifique, dont les organisations membres du Conseil des organisations régionales du Pacifique (CORP), ont pour mission de faciliter la réalisation de cette intégration et de l’étayer. »

Le partage d’expérience dans différents secteurs a permis aux participants à l’atelier d’identifier les facteurs de réussite et les défis communs à relever, mais aussi d’ébaucher des voies d’amélioration de la coordination, de la planification et de la gestion intersectorielles.

 

Pour tout complément d’information :
Veuillez contacter Mme Tiffany Straza, [email protected] | mobile : +685 720 9604
Autre personne à contacter : M. Warren Lee Long, [email protected]

Images :
La Commissaire régionale à la gouvernance de l’océan, Mme Meg Taylor, se joint à d’autres dirigeants régionaux.