Généraliser l’utilisation des données sur l’éducation en Océanie

Nandi

Photo : Des représentants de Kiribati, des Îles Salomon, de Vanuatu et de Tuvalu étudient la question de l’utilisation des données issues des systèmes d’information pour la gestion de l’éducation, aux côtés de spécialistes de la CPS.

La recherche de solutions techniques et de réponses aux défis politiques constitue l’une des conditions essentielles à la bonne exécution des actions de renforcement des capacités et d’appui aux systèmes éducatifs, en particulier en Océanie. C’est pourquoi la Communauté du Pacifique (CPS) accentue le soutien qu’elle apporte au renforcement des capacités statistiques de la région dans le secteur de l’éducation. La nature intrinsèquement politique des systèmes éducatifs peut parfois limiter l’utilisation des données pour la prise de décisions. Il convient donc de concilier validité technique et faisabilité politique pour obtenir davantage de résultats en matière d’enseignement.

Treize agents des ministères océaniens de l’Enseignement de quatre pays insulaires du Pacifique sont réunis cette semaine afin d’assister à un atelier régional de cinq jours, qui vise à examiner le rôle que jouent les données sur l’éducation et la demande relative à l’utilisation de ces données pour éclairer la prise de décisions au sein des systèmes éducatifs océaniens. Cet atelier, qui se tient du 14 au 18 août, à Nadi (Fidji), permet à la Communauté du Pacifique de collaborer avec l’Université de l’Alberta et des représentants de Kiribati, des Îles Salomon, de Vanuatu et de Tuvalu, et ce, grâce au concours du Gouvernement australien (ministère des Affaires étrangères et du Commerce).

Il fournit à la CPS une occasion unique d’échanger avec les experts nationaux. À l’issue de cet atelier, les participants et les membres du Programme pour l’évaluation et la qualité de l’enseignement (EQAP) s’entretiendront avec une partie des hauts responsables des ministères concernés. Cet exercice vise notamment à décrire les obstacles (politiques et techniques, manque de capacités ou barrières culturelles) à l’utilisation des données pour l’amélioration des pratiques, ainsi que les mesures incitatives et les arguments pouvant permettre de généraliser l’utilisation de données dans les pays participant à l’étude. Les conclusions de ces entretiens viendront ensuite guider la formulation d’un ensemble d’indicateurs clés sur l’utilisation de données, lequel permettra aux pays d’orienter les actions à mener et de partager les meilleures pratiques dans la région.

Liens utiles :
Site Web de l’EQAP
Projet SIGE

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