« La culture de la canne à sucre peut rapporter de l’argent », affirme un couple de Labasa

Suva

Depuis leur mariage, SofiaKhan et SheikhTabishAli ont tour à tour cultivé la canne à sucre, quitté leur exploitation pour la ville et repris leur première activité quelques années plus tard. Leur exploitation est située à Batari, à une quinzaine de kilomètres de Seaqaqa, sur l’île de VanuaLevu, dans la division septentrionale des Fidji.

Contrairement à SheikhAli, Sofia est issue du milieu sucrier.

Pendant 20ans, Sofia a travaillé au Sugar Cane Growers Council (SCGC) à Seaqaqa, en tant que responsable locale. Cette expérience lui a permis de bien connaître les rouages de la filière sucrière, ce qui — confie-t-elle — lui est encore très utile aujourd'hui.

Pendant ce temps, SheikhAli s’occupait de leur exploitation. La terre rouge foncé que l’on trouve dans cette région est de mauvaise qualité. Au fil des ans, les revenus de SheikhAli se sont effondrés. Les coûts de production ont augmenté et la main-d’œuvre agricole s’est faite de plus en plus rare, tant et si bien qu’entre 2006 et 2009, il n’a tout simplement pas pu procéder aux récoltes en raison d’une pénurie de coupeurs de canne.

Les enfants de Sofia et de SheikhAli ont l’un après l’autre quitté l’exploitation pour aller travailler sur l’île de VitiLevu. En 2009, le couple a lui aussi décidé de quitter l’exploitation pour rejoindre ses enfants à Suva, la capitale des Fidji. SheikhAli y a trouvé un travail et la famille a pu économiser suffisamment d’argent pour faire construire une maison à Nausori, où le couple s’est installé avec ses enfants.

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