PROTEGE est lancé

Nouméa

Pêche au crabe en Nouvelle-Calédonie (image: Matthieu Juncker)

Les pays et territoires d'outre-mer (PTOM) du Pacifique se caractérisent notamment par une démographie dynamique, une urbanisation croissante, une forte dépendance économique aux transferts de l’État et une difficulté à faire émerger des filières économiques. Leurs écosystèmes naturels fournissent des services essentiels soutenant les économies et offrant des solutions économiquement viables pour aborder les enjeux de résilience du développement face au changement climatique. Les populations locales restent fortement dépendantes de la qualité des ressources et des milieux naturels, garantissant leurs moyens de subsistance et vecteur de bien-être social, culturel et identitaire.

Construire un développement durable et résilient des économies des PTOM face au changement climatique en s’appuyant sur la biodiversité et les ressources naturelles renouvelables sera l'objectif principal d'un nouveau projet, baptisé PROTEGE (Projet régional océanien des terri¬toires pour la gestion durable des écosystèmes).

PROTEGE dispose d’un budget total de 36 millions d’euros et a deux objectifs principaux : renforcer la durabilité, l’adaptation au changement climatique et l’autonomie des principales filières du secteur primaire ; et renforcer la sécurité des services écosystémiques en préservant la ressource en eau et la biodiversité.

PROTEGE s’inscrit dans le cadre du 11e FED régional des pays et territoires d’outre-mer (PTOM). Contractualisé en octobre 2018 entre l’Union européenne et la Communauté du Pacifique (CPS) pour une durée de quatre ans, son action porte sur Wallis-et-Futuna, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et Pitcairn.

Quatre thématiques et les résultats attendus

PROTEGE porte sur quatre thématiques principales : la pêche et l’aquaculture ; l’agriculture et la foresterie ; l’eau ; et les espèces envahissantes. Les résultats attendus pour chacune de ces thématiques sont résumés ci-dessous :

Pêche et aquaculture (budget : 6,64 M Euros)

  • Des techniques d'élevage et des modes de valorisation des produits adaptés aux économies insulaires sont expérimentés et mis en œuvre à des échelles pilotes et transférés dans la région Pacifique (PTOM et ACP).
  • Les activités d'élevage sont durablement intégrées dans le milieu naturel en caractérisant et minimisant les interactions négatives.
  • Les initiatives de gestion participative et de planification intégrée (locale, territoriale et régionale) des ressources exploitées sont poursuivies et renforcées.
  • Les produits de la pêche et de l'aquaculture sont valorisés de manière optimale

Agriculture et foresterie (budget : 7,96 M Euros)

  • Des systèmes agro-écologiques viables sont validés techniquement et transférés aux agriculteurs et éleveurs.
  • Au niveau territorial et régional, une politique de gestion intégrée forestière et agro-forestière est définie et déclinée par massif.
  • Les volumes mis en marché des produits certifiés agriculture biologique (AB) et des produits issus des filières bois et cocotier augmentent via une structuration et une pérennisation des filières.
  • Les produits issus de l’agro-écologie et de l'AB sont intégrés dans les systèmes alimentaires océaniens.
  • La coopération inter-PTOM et PTOM/ pays du groupe Afrique, Caraïbes, Pacifique de l’UE (ACP) est renforcée par des outils opérationnels et de coordination.

Eau (budget: 7,36 M Euros)

  • Améliorer les connaissances et compétences pour la gestion de l’eau en renforçant la coopération régionale et en posant les bases d'un Observatoire de l'eau pour chaque PTOM et inter-PTOM.
  • Les ressources AEP (alimentation en eau potable) sont gérées, préservées et restaurées.
  • La résilience face aux risques sanitaire, inondation et sécheresse est renforcée.

Espèces envahissantes (budget: 4,4 M Euros)

  • La biosécurité est améliorée par l’élaboration de stratégies et de plans d’action et l’acquisition de technologies.
  • Certaines espèces animales et végétales exotiques envahissantes (EEE) sont gérées, régulées voire éradiquées sur des sites clés en termes de biodiversité et de services écosystémiques.
  • Les dispositifs de suivi de l’état des milieux (dont ressource en eau), des dégâts des EEE et des efforts de gestion sont mis en place.
  • La coopération inter-PTOM et PTOM/ACP est renforcée.

Ces objectifs et résultats attendus seront mis en œuvre à différentes échelles géographiques (locale, territoriale et régionale).

L'équipe PROTEGE

L' équipe est constituée de dix personnes travaillant au sein de la Communauté du Pacifique (CPS) et une au Programme régional océanien de l’environnement (PROE)

  • Cheffe de projet
  • Assistante administrative
  • Contrôleuse de gestion
  • Chargée de communication
  • Coordonnatrice – Polynésie française
  • Coordonnateur – Wallis-et-Futuna
  • Coordonnatrice – Nouvelle-Calédonie
  • Coordonnateur – Agriculture/foresterie
  • Coordonnateur – Pêche/aquaculture
  • Coordonnateur – Eau
  • Coordonnateur – Espèces envahissantes (PROE)

Pour plus d'informations :
Peggy Roudaut, Cheffe du projet PROTEGE, Programme Durabilité environnementale et changement climatique, Communauté du Pacifique | [email protected]

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    Division
    Durabilité environnementale et changement climatique

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