L’approche « One Health » pour lutter contre les maladies infectieuses et la résistance aux antimicrobiens

Nandi

La santé publique est l’affaire de tous. Elle englobe non seulement le système de santé humaine, mais également la santé animale et celle de notre écosystème.

La réunion régionale du Réseau océanien de surveillance de la santé publique (ROSSP), qui s’est tenue à Nadi et s’est achevée le vendredi 7 juin, a porté, entre autres, sur l’approche « One Health » et les mesures à prendre pour lutter contre les maladies à transmission vectorielle (dengue), les zoonoses (leptospirose) ainsi que certains types de grippe. (Les zoonoses sont des maladies animales qui se transmettent à l’être humain).

Environ 75 % des maladies infectieuses nouvellement identifiées sont d’origine animale, puis deviennent des risques pour l’être humain. Par conséquent, face à ces menaces pour la santé publique, il est nécessaire d’adopter une approche intégrée qui mobilise des représentants des ministères de la Santé, de l’Agriculture ou encore de la Biosécurité, ainsi que des acteurs du secteur privé.

D’après Tereapii Uka, Directeur des services de santé communautaires au ministère de la Santé des Îles Cook, pour que One Health fonctionne, tout un chacun doit avoir accès aux informations, à tous les niveaux.

« One Health, c’est la santé humaine, la santé animale et la santé de nos systèmes naturels. La collaboration doit prendre la forme d’un partage d’informations à tous les niveaux, que ce soit entre les parties prenantes, les organismes publics et les pays océaniens, voire au sein des communautés, entre les habitants d’un même village », a-t-il expliqué.

Et Paula Vivili, Directeur de la Division santé publique de la Communauté du Pacifique (CPS) d’ajouter : « À l’occasion de cette réunion, nous avons réfléchi à la manière d’utiliser l’approche One Health pour mieux comprendre et traiter les questions majeures comme la résistance aux antimicrobiens (RAM) et les menaces de la grippe, que ce soit à l’échelon des pays ou de la région ».

Les participants à la réunion ont convenu que la résistance aux antimicrobiens (RAM) devait faire partie des priorités des six services du ROSSP (EpiNet, LabNet, PacNet, PICNet, SHIP/DDM et Système océanien de surveillance syndromique).

Autre recommandation clé qui émane de cette réunion : la nécessité d’accroître la portée du Système océanien de surveillance syndromique, un des services de soutien du ROSSP, qui va être rebaptisé SurvNet et comprendra désormais la surveillance syndromique, la surveillance des événements, la surveillance en milieu hospitalier, la surveillance de la RAM, la surveillance en laboratoire, la surveillance des maladies, la surveillance vectorielle et la carte des alertes.

Le ROSSP est un groupement volontaire de pays et d’organisations qui se consacre à la promotion de la santé publique et à l’amélioration de la surveillance des maladies et des réponses aux urgences sanitaires en Océanie.

Les activités du ROSSP dans le Pacifique peuvent être mises en œuvre grâce au soutien financier des partenaires clés du Réseau, notamment de l’Agence française de développement (AFD), des ministères australien et néo-zélandais des Affaires étrangères et du Commerce, et des Centres américains de lutte contre la maladie (CDC).

Cette année, le thème retenu pour la réunion du ROSSP était : « Établir un lien entre les initiatives et renforcer le programme d’action ».

Ont participé à cette réunion des professionnels de la santé publique, de la santé animale et de la santé environnementale des pays suivants : Îles Cook, Fidji, Kiribati, Îles Mariannes du Nord, États fédérés de Micronésie, Nauru, Niue, Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, Îles Salomon, Samoa, Samoa américaines, Tonga, Tuvalu et Vanuatu.

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