Une étape historique franchie dans le suivi des îles-santé en Océanie

Suva

De nouvelles mesures sont actuellement mises en place afin d’améliorer le suivi des îles-santé, un concept imaginé par les ministres de la Santé du Pacifique il y a plus de vingt ans pour aborder de manière intégrée et décloisonnée la protection et la promotion de la santé dans la région.

La décision d’instaurer un cadre de suivi des îles-santé fait suite aux délibérations tenues par les hauts responsables de la santé des 22 États et Territoires insulaires du Pacifique à l’occasion de la quatrième réunion des directeurs de la santé, qui s’est déroulée à Suva (Fidji) la semaine dernière, et fait écho aux conclusions formulées par les ministres de la Santé des pays océaniens lors de leur réunion de l’an dernier aux Fidji.

Pour matérialiser ce cadre, les participants à la réunion ont avalisé une liste d’indicateurs thématiques (essentiels, complémentaires et facultatifs) et chargé la Communauté du Pacifique (CPS) et l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) de procéder à la mise en forme de l’outil.

Un atelier sera organisé dans le courant du mois afin de permettre aux responsables nationaux des systèmes d’information sur la santé de formuler des définitions détaillées et de choisir des sources de données pour le calcul des indicateurs.

« La onzième Réunion des ministres de la Santé des pays océaniens, tenue en 2015 sur l’île de Yanuca (Fidji), a mis en lumière l’absence de dispositif de suivi-évaluation – dispositif qui aurait pourtant permis de suivre les projets menés ces vingt dernières années au titre des îles-santé – ainsi que la nécessité d’assurer un suivi concret de cette vision des îles-santé », a déclaré M. Paula Vivili, Directeur de la Division santé publique de la CPS.

« Une fois formulé, le cadre de suivi des îles-santé permettra aux directeurs de la santé d’établir un rapport d’étape en prévision de la prochaine Réunion des ministres de la Santé des pays océaniens, prévue l’an prochain à Rarotonga, aux Îles Cook », a précisé M. Vivili.

Les directeurs de la santé ont également pris note des progrès accomplis dans la mise en œuvre de la feuille de route régionale relative aux maladies non transmissibles (MNT), tout en reconnaissant qu’il fallait en faire davantage pour combattre efficacement la crise des MNT dans la région, notamment accélérer la mise en place de mesures de lutte antitabac et favoriser l’évolution des comportements par la fiscalité.

Concernant la santé maternelle et reproductive, les participants à la réunion ont pris connaissance de la situation régionale actuelle et des approches mises en œuvre. Une analyse coûts-bénéfices des modalités de prévention du cancer du col de l’utérus est en cours et un groupe de travail composé d’institutions des Nations Unies et d’organisations régionales, dont la CPS, s’est vu confier la mission de poursuivre les consultations avec les parties prenantes concernées et d’informer les directeurs de la santé des conclusions qui s’en dégageront.

Les hauts responsables de la santé ont également été informés de l’évolution de l’épidémie d’infection à virus Zika et ont reconnu les graves conséquences qu’ont les foyers de Zika pour les systèmes de santé du Pacifique et insisté sur la nécessité d’élaborer des stratégies de communication plus efficaces pour fournir des informations précises aux populations comme aux médias.

La Réunion des directeurs de la santé a été instituée en 2013 dans l’optique de renforcer l’architecture sanitaire régionale et de donner aux États et Territoires insulaires océaniens les moyens de déterminer eux-mêmes le programme d’action régional et d’arrêter les décisions touchant au secteur de la santé dans la région. La CPS assure le secrétariat de la Réunion, avec le concours de l’OMS et d’autres partenaires.

Contact médias
Sunia Soakai, Directeur adjoint de la Division santé publique de la CPS, [email protected] ou +679 993 5034

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