Un projet d’agroforesterie pour améliorer la chaîne de valorisation d’une sélection de cultures

Suva

AgroforestryUn projet quadriennal, soutenu par le Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR) et visant à ouvrir de nouveaux débouchés pour des produits à valeur ajoutée issus de systèmes agroforestiers, tout en mettant à profit les avantages écologiques que présente ce mode de production, est actuellement mis en place aux Fidji, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, à Vanuatu et aux Îles Salomon.

Ce projet, doté d’une enveloppe de 2,4 millions de dollars australiens (soit 3,7 millions de dollars fidjiens), sera mis en œuvre en partenariat avec l’Université de la Sunshine Coast, la Southern Cross University, l’Université d’Adélaïde et la Communauté du Pacifique (CPS), et avec le concours des ministères de l’Agriculture et de la Foresterie des quatre pays concernés.

Ce nouveau projet vise à promouvoir des pratiques agricoles durables ainsi que l’agroforesterie, dans l’optique de restaurer les terres improductives et dégradées, d’améliorer les moyens de subsistance des populations et de renforcer le progrès économique, par la régénération de bassins versants dégradés aux Fidji et au Vanuatu.

Dans les quatre pays participant au projet, il s’agira également d’étudier les marchés et le potentiel de valorisation d’une sélection de cultures agroforestières.

La semaine dernière, lors de l’atelier de lancement du projet aux Fidji, le Directeur de la Division ressources terrestres de la CPS, Inoke Ratukalou, a indiqué que ce type de collaboration était non seulement indispensable, mais aussi très utile pour faire face à de nombreux défis auxquels sont confrontées les communautés océaniennes.

« Dans son développement, la région doit en effet composer avec une géographie difficile, l’absence d’effet d’échelle, ainsi que la confluence de priorités nationales urgentes auxquelles viennent se superposer diverses problématiques transversales communes à l’ensemble de la région, telles que le changement climatique, les catastrophes naturelles, les maladies non transmissibles, l’égalité entre les sexes et l’emploi des jeunes », a expliqué M. Ratukalou.

« Nous sommes heureux que la CPS soit associée à cette nouvelle initiative, qui a pour vocation de stimuler le développement et de promouvoir l’autonomie économique par le biais d’une approche intégrée », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire permanent du ministère fidjien des Pêches et des Forêts, Samuela Lagataki, a souligné que l’agroforesterie constituait un secteur porteur en Océanie et avait de grandes chances d’améliorer les moyens de subsistance des générations actuelles et futures.

« Ce projet est étroitement relié aux activités que nous menons actuellement ainsi qu’à de nombreux autres projets que nous avons conduits par le passé. Il est encourageant de voir que la CPS, aux côtés d’autres partenaires régionaux et avec le concours financier de l’ACIAR, accorde la priorité à cette initiative et trouve les ressources nécessaires pour prolonger le travail que nous avons entamé dans ce domaine. »

« Pour moi, cet atelier tombe à point nommé, car nous sommes actuellement en pleine phase de planification de notre nouvel exercice budgétaire. Nous achèverons bientôt la mise au point de nos plans de façon à être en mesure d’inscrire les grandes activités prévues au titre du projet et les résultats escomptés dans nos processus clés de planification, de suivi et de production de rapports », a déclaré M. Lagataki.

Tony Bartlett, Directeur du programme de recherche de l’ACIAR sur la foresterie, a par ailleurs indiqué que ce projet visait à répondre à des besoins immédiats et importants des agriculteurs, tout en étant axé sur des résultats environnementaux qui auront un impact à long terme.

« Augmenter les débouchés pour la vente de ces nouveaux produits à valeur ajoutée issus des systèmes agroforestiers, c’est permettre aux agriculteurs d’accroître leurs revenus.

Si l’on établit des passerelles entre le secteur du tourisme et ces programmes de reboisement, davantage de progrès pourront être réalisés sur le front de la restauration des bassins versants dégradés », a poursuivi M. Bartlett.

Ce projet permettra également de développer la commercialisation de produits à valeur ajoutée sur des marchés alimentés par les femmes et dans le secteur privé ; ce volet sera dirigé par Helen Wallace, de l’Université de la Sunshine Coast, et appuyé par Tevita Kete, de la CPS, Kevin Glencross et les coordonnateurs nationaux.

Ce projet, qui a germé dans le sillon du Projet océanien de recherche agroalimentaire pour le développement (PARDI) et de plusieurs travaux de recherche de moindre ampleur menés sous la houlette de l’ACIAR, devrait prendre fin en 2019.

Contacts médias :
Robyn Henderson, Directrice de la cellule en charge de la représentation institutionnelle et des relations avec les interlocuteurs externes, ACIAR, [email protected] ou +61 2 6217 0521
Vinesh Prasad, Technicien en agroforesterie, CPS, [email protected]

Légende photo :
Des participants à l’atelier de lancement du projet ACIAR/CPS visitent le site Sigatoka, aux Fidji.

Lien utile :
Projet océanien de recherche agroalimentaire pour le développement (PARDI)

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