Le secteur de la santé progresse lentement dans toute l’Océanie

Auckland

colin-tukuitonga-spc-dgMalgré une situation généralement meilleure, l’écart se creuse entre l’Océanie et le reste du monde en matière de progrès enregistrés dans le secteur de la santé.

Tel a été le message adressé aujourd’hui par M. Colin Tukuitonga, Directeur général de la Communauté du Pacifique, aux professionnels océaniens de la santé, lors de l’allocution qu’il a prononcée à l’ouverture de la conférence marquant le 20e anniversaire de la « Pasifika Medical Association » à Auckland (Nouvelle-Zélande).

« En Océanie, de nombreux pays profitent d’une espérance de vie plus longue alors que pour d’autres, la situation stagne et ne s’est pas améliorée depuis 20 ans, ce qui est fort inquiétant », précise M. Tukuitonga.

Et d’ajouter : « Dans un des grands pays de la région, la situation n’a pas évolué depuis environ 25 ans. En effet, l’espérance de vie pour les hommes et les femmes stagne à 64 et 69 ans respectivement, et trouve son origine dans la mort prématurée d’adultes, sans doute imputable aux effets dévastateurs de maladies non transmissibles. Dans un autre pays océanien, les chiffres sont encore plus alarmants puisque les hommes décèdent autour de 55 ans, et les femmes autour de 60 ans ».

M. Tukuitonga cite ensuite le rapport intitulé Mortality Trends in Pacific Island States publié en 2014 par la Communauté du Pacifique (CPS) et précise que la mortalité des nourrissons et des enfants de moins de cinq ans a considérablement reculé, les chiffres baissant d’année en année dans la plupart des pays de la région.

Toutefois, le rapport fait également état de taux de mortalité néonatale et infantile (enfants de moins de cinq ans) atteignant des niveaux inadmissibles, bien supérieurs aux chiffres escomptés. En effet, des pays comme la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Kiribati enregistrent encore plus de 40 décès pour 1 000 naissances vivantes, en dépit d’une tendance à la baisse se confirmant au fil des ans.

« Nous progressons, mais si nous désirons concrétiser notre concept des îles-santé pour le Pacifique, nous devons faire preuve d’initiative, assumer nos responsabilités et investir dans ce secteur. Nous ne pouvons pas non plus ignorer les éléments essentiels qui contribuent à la santé et à la productivité de nos communautés, à savoir l’accès à de l’eau propre, qui représente encore un problème pour de nombreux petits États et Territoires insulaires océaniens », explique M. Tukuitonga.

« Il est également essentiel pour nous, professionnels de la santé, d’apprendre de l’expérience de nos collègues et de travailler de concert pour améliorer la santé et le bien-être de nos populations. J’en profite pour féliciter la Pasifika Medical Association qui nous a permis de nous réunir. »

« Cette association est également bien placée pour renforcer la volonté politique et les capacités dans le secteur de la santé publique, ainsi que pour encourager les activités de compte rendu et de redevabilité, deux éléments cruciaux qui permettent d’éclairer et de renforcer les politiques et stratégies de santé et peuvent contribuer à défendre la cause de la santé dans tout le Pacifique », précise-t-il.

La « Pasifika Medical Association » est un réseau qui rassemble plus de 800 professionnels de la santé du Pacifique, s’attachant ensemble à renforcer les capacités et les compétences des praticiens du secteur et à répondre aux besoins des populations océaniennes en matière de santé dans la région.

La conférence se termine demain.

Contact médias :
Lauren Robinson, Coordonnatrice des relations presse (CPS), [email protected] ou +679 337 9250

À propos de la CPS :
La Communauté du Pacifique (CPS) est la principale organisation scientifique et technique du Pacifique, soutenant le développement de la région depuis 1947. Organisation internationale d’aide au développement, la CPS fait figure de maison commune pour ses 26 États et Territoires membres, qui en assurent la gouvernance.

Lien utile :
Pasifika Medical Association

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