La Nouvelle-Zélande investit dans l’avenir des pêches, le Pacifique applaudit

Pohnpei

Comme annoncé hier, à Pohnpei, par son Premier ministre, John Key, la Nouvelle-Zélande débloquera une enveloppe qui imprimera un élan considérable dans l’application d’une feuille de route océanienne destinée à assurer le développement durable des pêches dans les pays insulaires du Pacifique.

Le Premier ministre néo-zélandais a profité de son déplacement en Micronésie, à l’occasion du Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres du Forum des Îles du Pacifique, pour annoncer l’octroi d’une aide de 12,15 millions de dollars néo-zélandais visant à promouvoir le développement d’activités de pêche côtière et d’aquaculture durables dans la région.

La Communauté du Pacifique (CPS), par le biais de ses programmes pêche côtière et pêche hauturière, collaborera avec l’Agence des pêches du Forum (FFA) et le ministère néo-zélandais des Industries primaires en vue de mettre en œuvre deux nouveaux projets quinquennaux.

Le premier, « Développer les pêches au profit de la sécurité alimentaire et des moyens d’existence des communautés océaniennes », vise essentiellement à améliorer la gouvernance des pêches dans les pays du Pacifique.

Le second, « Développer une aquaculture océanienne durable », prévoit l’offre d’un appui technique et scientifique aux pays océaniens en vue de renforcer les compétences entrepreneuriales des acteurs du secteur, de limiter les risques en matière de biosécurité aquatique et de généraliser l’adoption de meilleures pratiques aquacoles.

« Les contributions de la Nouvelle-Zélande et de l’Australie permettent aux nations du Pacifique de progresser dans la concrétisation des engagements et des objectifs annoncés par les chefs d’État et de gouvernement des pays océaniens, et ce, au profit de la pérennisation des ressources halieutiques hauturières et côtières de la région », a déclaré M. James Movick, Directeur général de la FFA, lors de la cérémonie de lancement de ces deux nouveaux projets, à laquelle participait également le Directeur général de la CPS, Colin Tukuitonga.

Accueillant avec satisfaction l’annonce faite par John Key, M. Tukuitonga a indiqué que ces projets d’ampleur permettront de résoudre des questions complexes affectant la sécurité alimentaire des communautés insulaires océaniennes.

« Au cours des cinq prochaines années, on devrait pouvoir compter sur la conjonction des connaissances traditionnelles et des nouvelles données scientifiques pour réduire l’insécurité alimentaire et améliorer la santé des populations, notamment en favorisant une consommation accrue de poisson frais, par opposition au poisson en conserve, l’objectif ultime étant d’abaisser les taux de maladies non transmissibles », a ajouté Colin Tukuitonga.

À l’occasion du quarante-sixième Sommet des chefs d’État et de gouvernement des pays membres du Forum des Îles du Pacifique, la Nouvelle-Zélande s’était engagée à injecter un total de 50 millions de dollars néo-zélandais dans la promotion de la gestion halieutique, et le travail mené à ce titre est déjà bien engagé.

« La FFA est heureuse de collaborer étroitement avec la Nouvelle-Zélande depuis six mois en vue de concevoir plusieurs projets d’envergure qui permettront l’application de la feuille de route sur l’avenir des pêches en Océanie, notamment des volets relatifs à la réforme de la pêche palangrière ciblant le germon du sud et à l’amélioration de la documentation des captures et des normes d’inspection au port », a ajouté M. Movick.

« Ces deux nouveaux projets axés sur la pêche côtière et l’aquaculture viendront compléter ce travail et devraient permettre des avancées considérables dans le domaine de la gestion halieutique et, plus généralement, sur le front du développement. »

« L’action qui doit être conduite par la CPS au titre du projet portant sur l’aquaculture s’inscrira dans le prolongement du Rapport de situation sur la pêche côtière ; le Programme pêche hauturière de la CPS viendra quant à lui soutenir le travail technique et le combat qui sont menés par la FFA et décrits dans le Rapport de situation sur la pêche thonière.

« Les objectifs et stratégies fixés en matière de pêche thonière et de pêche côtière servent de référence pour l’actualisation des rapports de situation. Il apparaît également clairement que les engagements pris par l’Australie et la Nouvelle-Zélande devant ces instances de haut niveau jouent un rôle moteur et donnent aux pays du Pacifique les moyens de forger l’avenir des pêches », a précisé le Directeur général de la FFA.

Le nouveau projet axé sur la pêche côtière prévoit de développer les compétences des agents des services des pêches et des communautés de pêcheurs de façon à accroître l’efficacité de la gestion de la pêche côtière et de l’aquaculture, et du suivi, du contrôle et de la surveillance, grâce à une législation actualisée, une connaissance plus fine de la réglementation et une collaboration plus étroite entre les différents intervenants.

Parmi les résultats escomptés du projet quinquennal de développement de l’aquaculture figure notamment l’amélioration de la productivité et de la viabilité économique des opérations d’élevage aquacole d’espèces telles que les holothuries, les algues et les tilapias.

Ce projet devrait également contribuer à accroître l’utilisation et l’adoption de meilleures pratiques aquacoles et à renforcer la protection contre les risques en matière de biosécurité.

M. Tukuitonga a indiqué que la CPS appréciait le soutien apporté par le Programme d’aide néo-zélandais, soutien qui permet à l’Organisation de jouer un rôle capital dans l’instauration d’un développement inclusif et durable dans la région.

#FSMPIF2016

Contacts médias :
Lisa Williams-Lahari, Chargée des médias à l’Agence des pêches du Forum, [email protected].
Lauren Robinson, Coordonnatrice des relations presse à la CPS, [email protected].

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