Lancement du programme océanien « de la montagne au récif »

Nandi

Plus de cinquante délégués venus de toute la région océanienne se sont retrouvés à Nadi aujourd’hui à l’occasion du lancement officiel du programme océanien « de la montagne au récif » financé par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM). Ce programme a pour objet d’améliorer les moyens de subsistance et les perspectives des Océaniens par le biais de mesures locales de conservation et de restauration de l’environnement.

Le lancement du programme océanien « de la montagne au récif » du FEM et l’atelier y afférent ont réuni pendant cinq jours, des représentants venus des États et Territoires insulaires océaniens qui participent au programme, des délégués du Secrétariat du FEM, de la Communauté du Pacifique (CPS), du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et d’autres partenaires régionaux du développement.

Dans son allocution d’ouverture, Mme Lorna Eden, ministre déléguée des Fidji chargée de l’administration locale, du logement et de l’écologie a indiqué : « les petits États insulaires en développement ont la même relation unique et intime avec la terre, l’eau et les systèmes côtiers, connaissent une forte vulnérabilité aux effets du changement climatique et sont dotés de capacités humaines limitées, ce qui justifie amplement l’approche adoptée par ce programme ».

Une approche globale permet de garantir une prise en compte correcte et intégrée des politiques, d’une multitude de secteurs, des organisations et des intérêts des communautés en vue d’utiliser un apprentissage participatif et une gestion des ressources pour obtenir un développement durable.

« C’est avec beaucoup de plaisir que j’ouvre officiellement cette première réunion importante pour le Programme « de la montagne au récif » aux Fidji.

Ce programme innovateur tente de répondre à certaines des questions environnementales les plus cruciales « de la montagne au récif » dans 14 petits États insulaires océaniens en développement et, ainsi, d’améliorer la résilience des Océaniens ».

« Nos moyens de subsistance sont tributaires de l’environnement de la montagne au récif. La préservation et la conservation de ces écosystèmes sont des questions primordiales pour la survie même de l’Océanie. Aux Fidji, la qualité de l’environnement permet de garantir la pérennité de notre secteur primaire, le tourisme. Le développement durable doit adopter une approche intégrée assortie d’une multitude de secteurs, d’organisations et de communautés et l’approche « de la montagne au récif » est un vecteur pour y parvenir ».

Ce programme prévu sur cinq ans vise à orienter un investissement coordonné à hauteur de 91 millions de dollars É.-U. de subventions du FEM et une somme de 33 millions de dollars É.-U. de co-financement des pays participants et d’autres partenaires du développement.

M. Christian Séverin, responsable du domaine d’intervention relatif aux eaux internationales au Secrétariat du FEM a expliqué : « Le programme “de la montagne au récif” du FEM a pour objet de proposer des avantages écologiques tangibles et quantifiables aux échelons local et mondial en adoptant des approches transversales dans la gestion des ressources hydriques, terrestres et côtières et en les associant aux secteurs d’intervention du FEM ».

Et d’ajouter : « Nous nous réjouissons que les pays participants aient la possibilité de renforcer leurs capacités et puissent concrètement réussir à opérer un transfert de technologie, ce qui leur permettra de contribuer aux domaines vulnérables ciblés, d’améliorer les moyens de subsistance et la santé publique, et de renforcer les efforts d’intégration qu’ils déploient pour atteindre leurs objectifs de développement durable ».

M. Bakhodir Burkhanov, Directeur du Bureau de pays du Centre du PNUD pour le Pacifique aux Fidji et Responsable des politiques et des programmes, a précisé dans ses observations : « Le programme “de la montagne au récif” participe à des activités menées dans 14 États et Territoires insulaires océaniens et permet aux pays qui y participent d’élaborer et de mettre en œuvre des approches intégrées en faveur du développement durable des économies et des communautés insulaires. »

« Qui plus est, les résultats de ce programme fourniront également de précieux éclairages et des enseignements qui pourront être partagés et reproduits par les pays océaniens. Des initiatives similaires pourront également être transposées et généralisées dans d’autres petits États insulaires en développement », a-t-il expliqué.

« Le PNUD se réjouit d’être la principale organisation qui participe à ce programme composé de 13 projets nationaux qui sont directement mis en œuvre par les pays ainsi que d’un projet d’appui à un programme régional mis en œuvre par la Communauté du Pacifique », a-t-il ajouté.

« Les trois bureaux du PNUD dans le Pacifique (Fidji, Samoa, Papouasie-Nouvelle-Guinée) appuient la mise en œuvre de la majorité des projets nationaux et régionaux et assureront une étroite coordination avec les autres organisations des Nations Unies et la CPS afin de mettre l’accent sur l’obtention des objectifs du programme ».

La CPS, principale organisation scientifique et technique du Pacifique, assurera la coordination et le soutien technique.

Mme Audrey Aumua, Directrice générale adjointe de la CPS, a indiqué : « La CPS saisit pleinement toute l’importance des approches intégrées à adopter dans la région pour résoudre les questions complexes qui concernent notamment les petits États insulaires en développement lorsqu’ils doivent renforcer leurs capacités pour répondre à leurs ambitions de développement durable ».

« À la CPS, nous articulons l'essentiel de nos interventions autour de grandes thématiques transversales, comme la préservation des services écosystémiques, l’adaptation aux effets du changement climatique, la gestion des risques de catastrophe, la sécurité alimentaire et hydrique, l’égalité des sexes, les droits de la personne, les maladies non transmissibles et l’emploi des jeunes. Ce programme en est un parfait exemple », a-t-elle ajouté.

« Nous sommes fiers de nous associer au FEM, à ses organismes d’exécution et aux petits États insulaires océaniens en développement pour concrétiser cette initiative écologique très importante en établissant un lien entre les populations et en les aidant à préserver leur environnement en vue de renforcer et de pérenniser leurs moyens de subsistance et leur résilience », a précisé Mme Aumua.

M. Marc Wilson, Coordonnateur du Programme régional « de la montagne au récif » hébergé par la Division géosciences de la CPS a fait remarquer : « Ce programme océanien propose des solutions innovantes et de nouvelles perspectives à la région par le biais d’une approche “de la montagne au récif” ou de la gestion globale des ressources naturelles ».

« Cette approche appuie des solutions mises en place à l’échelon local et mobilise les communautés à agir localement pour en tirer des avantages globaux, à participer activement aux décisions prises à l’échelon local qui ont une influence sur l’environnement et à contribuer aux efforts déployés dans le processus de prise de décisions à partir de l’échelon communautaire jusqu’aux plus hautes sphères gouvernementales », a-t-il ajouté.

Le programme océanien « de la montagne au récif » du FEM a pour objet d’appuyer les petits États insulaires en développement dans les domaines jugés prioritaires à l’échelon national et dans leurs besoins de développement tout en produisant des avantages écologiques aux échelons locaux et globaux dans les thématiques principales du FEM, notamment la biodiversité, la dégradation des terres, les eaux internationales, la gestion durable des ressources forestières, les mesures d’atténuation et d’adaptation aux effets du changement climatique et le développement des capacités.

Y participent les pays suivants : Îles Cook, États fédérés de Micronésie, Fidji, Kiribati, Nauru, Niue, Palau, Papouasie-Nouvelle-Guinée, Îles Marshall, Samoa, Îles Salomon, Tonga, Tuvalu et Vanuatu.

Pour toute demande de renseignements, veuillez contacter :
Inga Mangisi-Mafileo, Conseillère en gestion des connaissances et communication, Bureau de coordination du programme, Programme « de la montagne au récif », FEM du Pacifique, Portable : +679 752 3060, Courriel : [email protected]

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