Pratiques agricoles durables et agroforesterie pour restaurer les terres improductives

Canberra

Une nouvelle publication du Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR) présente une vision d’ensemble de l’état actuel de l’agroforesterie à espèces mixtes aux Fidji et à Vanuatu, et propose des pistes de réflexion précieuses susceptibles de contribuer au développement de l’agroforesterie aux Fidji, à Vanuatu et dans d’autres pays insulaires océaniens.

L’ouvrage intitulé Promoting sustainable agriculture and agroforestry to replace unproductive land use in Fiji and Vanuatu (promouvoir des pratiques agricoles durables ainsi que l’agroforesterie, dans l’optique de restaurer les terres improductives aux Fidji et à Vanuatu) a été lancé aujourd’hui à l’antenne régionale de la Communauté du Pacifique (CPS) à Suva (Fidji) par M. Inoke Ratukalou, Directeur de la Division ressources terrestres de la CPS.

Dirigée par MM. Steve Harrison et Md Saiful Karim, ce recueil de 15 documents de travail préparés dans le cadre d’un projet de recherche financé par l’ACIAR, a profité du concours des gouvernements fidjien et ni-Vanuatu ainsi que de partenaires clés, de la CPS et de l’Université de technologie du Queensland.

Les pays insulaires océaniens ont une longue expérience de l’agroforesterie à espèces mixtes, utilisent depuis longtemps une grande variété d’essences arboricoles dans les jardins des villages et les potagers, exploitent des espèces animales et végétales mixtes, ce qui produit une source durable de bois d’œuvre, de produits alimentaires et de bon nombre d’autres produits traditionnels.

Cette publication constate qu’au fil du temps, l’agroforesterie pratiquée aux Fidji et à Vanuatu a perdu beaucoup de terrain et que de nombreuses contraintes entravent son développement.

Cet ouvrage mentionne les possibilités et les obstacles techniques, et étudie les mesures financières, politiques et juridiques qui pourraient contribuer à des pratiques agricoles durables et une agroforesterie comme substitut viable à des terres improductives aux Fidji et à Vanuatu.

« Je suis ravi de voir que les 15 documents fraieront la voie de futures recherches et démarches. Toutefois, certains grands obstacles à l’agroforesterie à espèces mixtes ont été recensés, notamment des lacunes de connaissances des techniques d’agroforesterie, le manque de matériel végétal de grande qualité et les difficultés rencontrées en matière de protection des cultures, comme la lutte contre les feux incontrôlés », a indiqué M. Ratukalou.

Et d’ajouter : « La CPS, associée à l’ACIAR dans cette initiative, se félicite des conclusions tirées par cette recherche, comme l’identification d’essences arboricoles et d’espèces cultivées océaniennes qui s’adaptent bien aux conditions d’exploitation agroforestière et, en priorité, les essences arboricoles comme le bois de santal, le bois blanc, le kaori du Pacifique, le badamier, l’arbre à pain et le cacaotier ».

M. Ejaz Qureshi, Directeur du programme de recherche à l’ACIAR sur l’élaboration d’une politique de l’agriculture a fait remarquer : « le projet avait pour objet de cataloguer les politiques d’utilisation des sols, l’étendue des terres dégradées et d’étudier des possibilités d’utilisation des terres, leur viabilité financière et le type de mesures d’incitation nécessaires au changement ».

Cette publication (MN191) intitulée Promoting sustainable agriculture and agroforestry to replace unproductive land use in Fiji and Vanuatu (promouvoir des pratiques agricoles durables ainsi que l’agroforesterie, dans l’optique de restaurer les terres improductives aux Fidji et à Vanuatu) peut être téléchargée gratuitement sur le site Web de l’ACIAR.

Contacts médias :
Andrew Heaney, Directeur, Représentation et présence dans les médias, [email protected]
Lauren Robinson, Coordonnatrice des relations presse (CPS), [email protected] ou +679 923 6432.

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