Relations CPS – Fonds fiduciaire pour la diversité des cultures : Un audit qui tombe à pic pour le Centre d’étude des cultures et des arbres du Pacifique

Suva

Le Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures a demandé la réalisation d’un audit du Centre d’étude des cultures et des arbres du Pacifique (CePaCT), une première dans l’histoire du Centre, afin de vérifier le respect des obligations incombant à la CPS en vertu du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (2004). L’équipe d’évaluation, dirigée par Paula Bramel du Fonds fiduciaire, était composée d’Eshan Dulloo de Bioversity International et de Steve Adkins de l’Université du Queensland.

Organisation internationale sans but lucratif, le Fonds fiduciaire mondial pour la diversité des cultures (Crop Trust) a pour mission de préserver la diversité des cultures afin de protéger la sécurité alimentaire dans le monde. Le Fonds fiduciaire a vu le jour dans le cadre d’un partenariat entre l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Groupe consultatif pour la recherche agricole internationale, représenté par Bioversity International. En vertu du Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture, les Parties contractantes s’emploient à coopérer de manière à promouvoir la mise en place d’un système efficace et durable de conservation ex situ.

Le Fonds fiduciaire, qui relève du Traité international, a conclu un accord avec la CPS en 2009 afin d’accompagner l’élaboration de stratégies à long terme pour la conservation du matériel génétique des cultures vivrières jugées les plus importantes et de contribuer un peu plus à la mise en place d’un système mondial de conservation, l’idée étant de promouvoir l’établissement de partenariats entre banques de gènes.

Si l’audit commandé vise à évaluer la mesure dans laquelle le Centre respecte ses obligations au titre de l’accord, il permet aussi de définir et de livrer des recommandations et pistes d’action réalistes pour le renforcement des activités du Centre et l’établissement de solides passerelles avec les pays membres de la CPS et les acteurs de la conservation des ressources à l’échelle internationale.

Pour le Directeur de la Division ressources terrestres de la CPS, M. Jan Helsen, il est bon de souligner que « cet examen tombe à point nommé. Il s’inscrit dans le droit fil des actions déjà entreprises par la Division pour accompagner la mise en place de systèmes de semences résilients dans le Pacifique – un objectif clairement appuyé par la mission de conservation des ressources génétiques du CePaCT. Il favorise aussi le développement d’un maillage étroit avec des partenaires internationaux et des centres de recherche scientifique ».

Tout en notant l’engagement pris par la CPS de mettre à niveau ses installations et activités, l’équipe d’examen a insisté sur la nécessité de rationaliser le mode de fonctionnement du Centre et de le mettre en conformité avec les normes internationales. Plus important encore, l’équipe a mis le doigt sur la nécessité de trouver un meilleur équilibre entre « conservation » et « distribution », les ressources devant profiter à un plus large public.

D’après Paula Bramel, du Fonds fiduciaire, « l’examen est axé sur la notion d’efficience, mais aussi sur la pérennité de la banque de gènes. L’équipe d’examen a réfléchi aux moyens à mettre en œuvre pour mieux exploiter les installations, sans toutefois compromettre le cœur de métier du Centre. La conservation est la mission première du CePaCT ; dès que la mise aux normes sera achevée et que les opérations se dérouleront en routine, une meilleure mise à profit du Centre ne sera aucunement problématique. Ainsi, la recommandation relative à la création d’une collection au champ pour la conservation des ressources génétiques du Centre contribuera à la sécurisation des collections de ressources végétales qu’il gère ».

Si les évaluations indépendantes réalisées par le passé ciblaient le système de documentation du CePaCT, la conservation d’un double de sécurité pour la sauvegarde des collections s’impose aujourd’hui comme une priorité.

Le rapport final d’audit, comprenant les constatations et les recommandations de l’équipe d’examen, sera rendu en fin d’année.

Contexte :
Le Centre d’étude des cultures et des arbres du Pacifique (CePaCT) est la seule banque de gènes du Pacifique bénéficiant d’une reconnaissance à l’échelle internationale. Il a vocation à aider les États et Territoires insulaires océaniens à conserver et à exploiter durablement leurs ressources génétiques, tout en leur facilitant l’accès au matériel génétique dans le cadre de programmes de sélection végétale et d’échanges de matériel génétique. L’application de méthodes efficaces de conservation et d’exploitation favorise la mise en place de systèmes d’agriculture durable dynamiques, ce qui contribue à la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Le CePaCT est hébergé au sein de la Division ressources terrestres de la Communauté du Pacifique, à Narere (Fidji).

Contacts médias :
Salome Tukuafu, Chargée de la gestion de l’information et de la communication, CPS, [email protected]

Logotonu Waqainabete, Coordonnatrice du CePaCT, CPS, [email protected], tél. : +679 3379 274

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