Wallis and Futuna: When fisher communities pool their knowledge and skills to sustainably manage their resources

Mata-Utu

The Wallis et Futuna Fisheries Department has launched an awareness campaign to foster the emergence of sustainable coastal resource management.

How to continue fishing in the future without causing the resources to decrease – that is the main theme of the “Te tai matapuna ‘ote ma’uli” (“The sea, our source of life”), which was recently launched in the territory.

(full content available in French only)


Wallis et Futuna : quand les communautés de pêcheurs mettent leurs savoirs en commun pour une gestion durable des ressources

Le service de la pêche de Wallis et Futuna lance une campagne de sensibilisation pour créer les conditions d’émergence d’une gestion durable des ressources côtières.

Comment faire pour continuer de pêcher demain sans que les ressources s’amenuisent ? C’est la question centrale de la campagne « Te tai matapuna ‘ote ma’uli » (« La mer, notre source de vie »), qui vient d’être lancée sur le territoire.

Cette campagne participative encourage les communautés locales à soutenir l’initiative en contribuant aux collectes de données sur leur pêche ainsi qu’aux études scientifiques et enquêtes de perception qui sont menées, mais aussi à prendre part aux discussions et à partager leurs savoirs.

De plus, la campagne permettra également d’identifier tous les pêcheurs et pêcheuses qui dépendent exclusivement des ressources marines, afin de mieux gérer l’activité humaine autour de ces ressources, essentielles au bien-être des communautés.

Te tai matapuna ‘ote ma’uli est mise en œuvre par le Service de la pêche (DSA) du territoire et les pêcheurs côtiers, en partenariat avec la Communauté du Pacifique via le projet PROTEGE et la Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins, l'Union Européenne et le Gouvernement de la Nouvelle-Zélande.

Mieux connaître la ressource, c’est aussi mieux la gérer

Avoir un océan en bonne santé est vital pour les communautés locales. Comme l’indique un chef de village et pêcheur de Wallis, rencontré lors du lancement de la campagne, « la pêche occupe une place essentielle dans notre culture et nos modes de vie. Comme pour beaucoup d’îles du Pacifique, à Wallis et Futuna, la mer est à la fois un garde-manger et le gagne-pain quotidien pour bon nombre de familles ».

Toutefois, la nécessité d’une gestion durable des ressources n’est pas toujours bien appréhendée par la population. « Les mesures de gestion actuelles ne sont ni connues, ni appliquées et il persiste une certaine méconnaissance de l’état des ressources. À cela s’ajoute une communication insuffisante et bien souvent moralisatrice. La gestion des ressources côtières n’est pas une priorité pour la population de Wallis et Futuna » constate Baptiste Jaugeon, animateur du projet PROTEGE.

De plus, certaines données manquent actuellement pour évaluer de manière précise l’état des ressources.

Chloé Faure, ingénieure en charge de l’observatoire des pêches côtières explique qu’« aujourd’hui nous sommes bien incapables de dire si les ressources côtières de Wallis et Futuna sont exploitées à un niveau soutenable. Les avis divergent et il n’y a pas de consensus sur l’état des ressources. Les enquêtes que nous menons auprès des pêcheurs dans le cadre de la campagne et de l’observatoire des pêches côtières devraient nous permettre d’avoir plus d’éléments et ainsi d’objectiver le débat ». 

Une démarche de partage

La première année de la campagne sera placée sous le signe du partage de connaissances avec les pêcheurs et le reste de la population sur les écosystèmes marins, l’état de la ressource, ses évolutions, ainsi que les interactions entre l’humain et la pêche.

En raison du contexte sanitaire incertain, le service de la pêche de Wallis et Futuna a d’abord souhaité lancer la campagne de sensibilisation sur les réseaux sociaux car une grande partie des acteurs y est présente. « Nous sommes aussi présents sur le terrain, au retour des pêcheurs et aussi dans le cadre de notre grande enquête sur les perceptions. Pour cela nous utilisons les outils développés par la Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins de la Communauté du Pacifique », précise Baptiste Jaugeon.

Sur la base de ce socle de connaissances sur la pêche vivrière et professionnelle, les organisateurs de la campagne ont pour objectif de créer les conditions favorables au débat sur les pratiques de pêche.

Les premiers résultats de la campagne, encourageants, vont dans ce sens :  certains pêcheurs participants partagent déjà leurs opinions sur l’état de la ressource ou encore sur l’impact de certaines pratiques de pêche. Dans un archipel où les « vieux » transmettent leur savoir-faire de pêche sous-marine, à la traîne, à la senne, à l’épervier, à pied ou encore à la ligne, tous ont une histoire de pêche à raconter.

Sensibiliser à travers des histoires

C’est dans cette logique que le recueil « Mettons nos savoirs en communs » vient d’être publié. Véritable outil de sensibilisation, ce livret raconte la pêche de Wallis et Futuna autour d’une sélection de photographies, de poèmes d’enfants et de proverbes issus des histoires des anciens.

En fin d’année le service de la pêche de Wallis et Futuna prévoit des ateliers avec les pêcheurs et un événement grand public pour mettre en commun toutes les informations collectées cette année.

Liens utiles :

Vous souhaitez en savoir plus sur cette campagne ? Contactez : 

  • Le Service de la pêche de Wallis et Futuna :
    Baptiste Jaugeon, animateur du projet PROTEGE | [email protected]
  • La Communauté du Pacifique :
    Céline Muron, chargée d’information et de sensibilisation, Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins | [email protected]
    Angèle Armando, chargée de communication, Projet PROTEGE | [email protected]
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Division
Climate Change and Environmental Sustainability (CCES) Programme
Fisheries, Aquaculture & Marine Ecosystems (FAME) Division

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