La remise en état des voies d’accès aux champs de canne à sucre réduit les temps de trajet des cultivateurs

Suva

En juin 2017, des cultivateurs de canne à sucre ainsi que des représentants du Sugarcane Growers Council (SCGC) et de la Fiji Sugar Corporation (FSC) se sont entretenus lors d'un « talanoa » (dialogue) avec les agents de la Communauté du Pacifique (CPS) en charge du projet RARAI dans le secteur de Malolo, à Nadi.

Cultivateur de canne à sucre, Arvind Kumar a vécu toute sa vie dans la ceinture sucrière de Malolo, à Nadi (Fidji). Pour lui, la culture de la canne à sucre, c’est « toute sa vie » et ce qu'il fait de mieux.

« Vous savez, la culture de la canne à sucre, c’est toute notre vie. Nos ancêtres sont venus d’Inde pour cultiver ces terres... Nous devons perpétuer cela et passer le flambeau à nos enfants », explique-t-il.

Le mois dernier, une équipe du projet Voies d’accès rurales et infrastructures connexes (RARAI), mis en œuvre par la CPS et financé par l’Union européenne (UE), a rendu visite à des cultivateurs de canne à sucre du secteur de Malolo. Leur objectif : convier à un « talanoa » (dialogue) des exploitants, des travailleurs agricoles intervenant sur les exploitations sucrières et des « Sirdars » (contremaîtres), ainsi que des représentants du Sugarcane Growers Council (SCGC) et de la Fiji Sugar Corporation (FSC) afin de parler des travaux de réfection des voies de circulation entrepris sur cette zone dans le cadre dudit projet.

Les représentants des agriculteurs et cultivateurs de ces deux groupes ont discuté sans détour avec l’équipe de la CPS en charge du projet RARAI ; cet échange a été pour eux l’occasion d’exprimer leurs inquiétudes, ainsi que de souligner les aspects positifs du projet.

Le projet RARAI est financé par l’UE à hauteur de 13 millions d’euros et mis en œuvre par la CPS. D’une durée de quatre ans, il vise à moderniser les voies d’accès et à améliorer la gestion des bassins versants dans certaines zones de culture de la canne à sucre de Malolo, Drasa et Koronubu, dans la partie occidentale de Viti Levu, la plus grande île des Fidji.

Ce projet, qui prévoit la réfection de près de 210 kilomètres de voies d’accès aux champs de canne à sucre, profitera directement à plus d’un millier de personnes dans les trois zones concernées. La remise en état du réseau d’évacuation des eaux est une autre composante majeure du projet. Elle va notamment permettre de nettoyer et de dégager une trentaine de kilomètres de canaux afin d’améliorer l’évacuation des eaux dans les zones ciblées de la ceinture sucrière.

Arvind Kumar, Cultivateur de canne à sucre dans le secteur de Malolo

« Nous sommes si reconnaissants que vous soyez venus nous aider à reconstruire ces voies d’accès. Une fois les travaux terminés, les agriculteurs seront tellement satisfaits. Je suis né ici (à Malolo) et ce qui se passe en ce moment, la reconstruction des pistes, montre qu’on s’intéresse à nous. Avant, nous devions marcher huit kilomètres, mais maintenant, il n’y a plus qu’un kilomètre à parcourir grâce aux travaux de remise en état menés dans ce secteur », explique Arvind Kumar, un cultivateur.

Et d’ajouter : « Le rôle des agents de la Fiji Sugar Corporation (FSC) sur le terrain est également très bénéfique. Ils nous rendent visite, nous aident, parlent avec nous... Et, vous aussi, vous êtes venus nous voir. Nous en sommes vraiment très satisfaits. Il y a trois ou quatre ans, les récoltes ont été particulièrement mauvaises et la culture de la canne à sucre allait très mal. Avant, nous récoltions entre 300 et 400 tonnes, mais ce chiffre a baissé. Grâce à l’aide de la CPS et de l’UE, notre production va pouvoir réaugmenter... Nous en sommes si heureux ! Si heureux, et si reconnaissants de pouvoir bénéficier de toute cette aide... Et que quelqu’un là-bas veuille bien nous aider ».

Selon Arvind Kumar, cultivateur de canne à sucre dans le secteur de Malolo, à Nadi, les travaux de réfection des voies d’accès de cette zone, entrepris conjointement par l’UE et la CPS dans le cadre du projet RARAI, ont considérablement amélioré la vie des agriculteurs.

 

Atunaisa Macedru, Agent de terrain de la FSC Atunaisa Macedru, agent de la FSC intervenant sur le terrain pour superviser la zone de culture de Malolo, a déclaré :

« Concernant les voies d’accès, il y a du bon et du moins bon, et il y aura forcément des mécontents... Mais, pour moi, les deux entreprises chargées des travaux ont fait du bon travail. Jusqu’ici, le résultat est excellent. Les buses, les ouvrages d’évacuation réalisés par ces entreprises sont aussi très bien ».

Atunaisa Macedru explique que les travaux de réfection effectués dans le secteur de Malolo lui ont permis de réduire son temps de trajet de deux heures.

« Concernant la distance à parcourir et le temps de trajet, j’ai constaté une réelle différence. Lorsque je pars rendre visite aux travailleurs agricoles, je quitte généralement le bureau vers six heures du matin et, avant les travaux, je rentrais environ six heures plus tard, aux alentours de midi », explique-t-il.

Et d’ajouter : « Mais, à présent, depuis la réfection de la route, je pars à six heures et je suis de retour à dix heures ! Ça réduit mon temps de trajet de deux heures, que je peux consacrer à d’autres tâches une fois rentré au bureau. C’est l’un des gros avantages du projet : la réduction des distances à parcourir. C’est notamment le cas du passage de Shambu Datt, qui facilite tellement la vie des élèves de l’établissement Hindu Mashaba School. Ces élèves n'ont plus qu’à utiliser ce passage pour traverser la route et se rendre à l’école, située à seulement un kilomètre de chez eux. Avant, ils devaient parcourir entre cinq et six kilomètres. À présent, leur école ne se trouve plus qu’à environ un kilomètre, un kilomètre et demi. Il s’agit là d’un autre atout majeur du projet. »

« Ces travaux ont eu un impact important sur mon travail en tant qu’agent de terrain. Désormais, on a presque l’impression de rouler sur du bitume, même si ce n’est pas le cas. C’est un très gros avantage pour mon travail. J’arrive au bureau beaucoup plus tôt et je peux remettre mes rapports longtemps à l’avance, ce qui est un atout pour ce projet », explique-t-il.

Atunaisa Macedru, Agent de terrain de la FSC

Les cultivateurs de canne à sucre de Malolo, à Nadi, sont très satisfaits des travaux de remise en état des voies de circulation effectués dans leur secteur par la CPS et l’UE, dans le cadre du projet Voies d’accès rurales et infrastructures connexes (RARAI)

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