S’adapter à des défis nouveaux

Nouméa

Chers amis, 

A l’occasion de la prochaine Conférence de la Communauté du Pacifique, nous fêterons les 70 ans de l’organisation. Tout au long de ces années, cette institution internationale que la Nouvelle-Calédonie accueille à Nouméa a su contribuer à répondre aux besoins de développement durable de notre région. Que l’ensemble des hommes et des femmes qui ont pris part à cette grande entreprise en soient vivement remerciés et félicités !

La CPS entre à présent dans une ère nouvelle. En ma qualité de président de cette 10e Conférence, je souhaite adresser à notre organisation tous mes voeux de réussite pour les immenses défis qu’elle devra relever alors que notre région se trouve confrontée à des menaces de plus en plus prégnantes.

Ces défis sont nombreux : le changement climatique dont les effets sont particulièrement ressentis dans notre région ; la préservation de la santé et de la sécurité alimentaire de nos populations ; la gestion durable des ressources naturelles, le développement économique durable de notre région dont on sait qu’il ne pourra être envisagé sans un désenclavement de nos territoires et sans la fluidification de nos échanges commerciaux, humains mais aussi culturels et numériques. Je n’oublie pas l’enjeu maritime, qui irrigue l’ensemble des politiques de développement du Pacifique et la protection des océans, qui constitue tout particulièrement un sujet d’actualité avec la récente tenue de la première conférence internationale des Océans.

Pour aboutir dans son projet régional, la CPS doit plus que jamais s’adapter aux réalités de notre monde. La crise économique mondiale que tous les Etats fondateurs et grands bailleurs de fonds de la CPS subissent oblige notre organisation à repenser son fonctionnement et à rénover sa gouvernance. Cette réforme stratégique doit se poursuivre et je tiens à saluer le travail important déjà accompli en ce sens par les équipes de la CPS, sous le leadership de son équipe de direction et notamment de notre directeur général, M. Tukuitonga. Pour la Nouvelle-Calédonie, cette 10e conférence présente à double titre, une grande importance.

Elle nous permet tout d’abord de marquer avec force notre engagement en faveur du développement des Iles du Pacifique. Nous sommes un pays développé et bailleur important de l’organisation. Je suis très honoré que nous puissions, à l’occasion de cet évènement, assoir notre collaboration en en entérinant un partenariat avec la CPS pour une coopération régionale renforcée.

Cette conférence nous permet également d’organiser une séquence de travail dédiée au futur partenariat entre l’Union européenne et le Pacifique. La Nouvelle-Calédonie entretient des relations privilégiées avec l’Union européenne, nous constituons l’une de ses têtes de pont dans la région. C’est pour cela que j’ai milité pendant près d’un an pour que nous puissions organiser, à Nouméa cette semaine, un moment totalement consacré à cette très importante question. Je remercie Pascal Lamy, Facilitateur à haut niveau pour le Pacifique de l’Accord qui succédera après 2020 à l’Accord de Cotonou, d’avoir accepté de se joindre à nous.

Je voudrais en conclusion rendre un hommage appuyé à M. Jacques Iekawe, nommé directeur général de la CPS en 1991 mais qui disparut avant de pouvoir mettre son talent à la disposition de l’organisation. Enfant du pays, il était un homme passionné par notre région et aurait, j’en ai la conviction, été fier de ce que la Communauté du Pacifique a accompli. Il n’appartient qu’à nous de continuer sur le chemin de l‘excellence pour construire, comme le stipule notre plan stratégique, une région où règnent la paix, l’harmonie, la sécurité, l’intégration sociale et où l’ensemble des peuples du Pacifique peuvent vivre libres et dans la prospérité.

M. Philippe GERMAIN, Président du gouvernement et Président de la 10e Conférence de la Communauté du Pacifique

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