Lancement de la Décennie pour l’enregistrement des faits d’état civil et les statistiques de l’état civil

Nouméa

baby feetLa décennie d’action qui débute vise à souligner qu’il est essentiel de disposer de registres et de statistiques de l’état civil précis concernant les naissances, les décès et les causes des décès si l’on veut garantir une bonne gouvernance, l’efficacité de la prise de décision ainsi que la protection des droits de la personne et de l’identité juridique des citoyens.

En Océanie, les registres et statistiques de l’état civil jouent un rôle crucial dans la surveillance des maladies non transmissibles telles que le diabète, le cancer, les cardiopathies et les maladies respiratoires, et dans la réponse qui y est apportée.

À l’issue de la conférence ministérielle Asie-Pacifique organisée l’an dernier à Bangkok (Thaïlande), les participants s’étaient notamment prononcés en faveur d’une campagne décennale couvrant la période 2015-2025, et s’étaient engagés à établir un cadre d’action régional sur les registres et statistiques de l’état civil.

Pour Veena Bhatnagar, vice-ministre de la Santé des Fidji, cette première rencontre ministérielle organisée dans la région Asie-Pacifique sur le thème des registres et statistiques de l’état civil a constitué un « événement majeur ».

Tangariki Reete, ministre de la Condition féminine, de la Jeunesse et des Affaires sociales de Kiribati, a insisté sur l’importance qu’il y a à disposer de statistiques de l’état civil à jour pour la planification nationale. « Nous devons enregistrer chaque habitant de Kiribati et conserver des statistiques démographiques actualisées en temps réel, pour être mieux à même de préparer l’avenir quelque peu incertain de notre pays. »

Malgré l’importance de ce type de données et les avancées considérables réalisées ces dernières années dans la région, bon nombre d’États et Territoires insulaires océaniens peinent toujours à tenir des registres complets et à publier régulièrement des statistiques fiables.

Au titre du cadre d’action régional, les pays fixeront des objectifs visant à améliorer la situation à l’échelon national et s’appuieront sur le travail mené dans le cadre du plan d’action du Pacifique pour les statistiques de l’état civil. Ce dernier bénéficie du soutien d’un large éventail de partenaires du développement rassemblés au sein du Groupe d’entente de Brisbane, dont le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS) héberge le secrétariat.

Nandi Glassie, ministre de la Santé des Îles Cook, a déclaré que les petits États insulaires ne pourraient améliorer leurs registres et statistiques de l’état civil que s’ils bénéficiaient d’un accès continu à des formations et à un appui technique, de manière à renforcer leurs capacités dans des domaines spécialisés tels que l’établissement de certificats de décès, l’analyse de données et la rédaction de rapports.

« Il nous est en outre difficile d’échanger des informations avec nos pays voisins, alors qu’elles nous permettraient d’avoir une vision globale des événements d’état civil intéressant notre pays, compte tenu du grand nombre de naissances et de décès de ressortissants des Îles Cook survenant hors de l’archipel », a ajouté M. Glassie.

« Le soutien coordonné apporté à l’échelon national comme régional dans le cadre du plan d’action du Pacifique pour les statistiques de l’état civil a été déterminant pour les Îles Cook, et continuera de l’être à l’avenir », a-t-il précisé.

Les pays océaniens se sont résolument engagés à faire de l’enregistrement des faits d’état civil et des statistiques de l’état civil une priorité multisectorielle et à investir davantage dans ce domaine, afin de recueillir les informations dont ils ont besoin pour prendre des décisions judicieuses dans l’intérêt de leurs populations.

Comme l’a souligné le ministre samoan des Entreprises publiques, M. Lautafi Fio Selafi Purcell, « il y aura beaucoup à faire ces dix prochaines années, mais le jeu en vaut la chandelle, et l’action menée contribuera de manière déterminante à nous faire avancer dans la bonne direction ».

La réunion a été organisée par la Commission économique et sociale des Nations Unies pour l’Asie et le Pacifique (CESAP), en collaboration avec des partenaires tels que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), le Haut-Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies (UNHCR) et Plan International, et avec le concours de la CPS.

Elle a réuni des ministres et des hauts responsables de divers secteurs, parmi lesquels la santé, la statistique, la planification, l’intérieur et les affaires sociales. Les représentants de 11 nations océaniennes y ont également participé.

La réunion s’est inscrite dans le prolongement des engagements déjà pris à l’occasion des Réunions des ministres de la Santé des pays océaniens tenues en 2011, 2013 et 2014 et de la Conférence régionale 2013 des Directeurs des services planification et statistique.

Pour de plus amples informations, veuillez consulter le site www.pacific-crvs.org ou prendre contact avec la CPS à l’adresse [email protected].

Les conclusions de la réunion et les déclarations des pays participants sont disponibles sur le site www.getinthepicture.org, et les affiches présentées par les pays à l’adresse www.pacific-crvs.org.

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