7,5 millions d’arbres supplémentaires et de nouveaux moyens de subsistance pour la ceinture sucrière des Fidji

Lautoka

Grâce à une nouvelle initiative financée par l’Union européenne (UE) et mise en œuvre par le Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), les Fidji compteront 7,5 millions d’arbres supplémentaires couvrant 6 000 hectares de plantations forestières et de parcelles boisées, ce qui entraînera un accroissement majeur des moyens de subsistance à Viti Levu.

Le projet de reboisement permettra également de réduire la vulnérabilité des cultures de canne à sucre face à l’érosion des sols et de protéger les voies d’accès aux plantations des dommages et des inondations, ce qui profitera aux communautés agricoles.

Le projet de reboisement « Reforest Fiji » a été lancé aujourd’hui par Osea Naiqamu, ministre des Pêches et des Forêts, et l’Ambassadeur Andrew Jacobs, chef de la délégation de l’UE pour le Pacifique, sur l’un des sites de démonstration du projet, à Vuniyasi (Malolo, Nadi), à l’ouest de Viti Levu.

Dans son allocution, M. Jacobs a déclaré que le projet, pour lequel neuf millions d’euros (20 millions de dollars fidjiens) sont engagés, apporterait sur le long terme d’importants avantages environnementaux et économiques pour les Fidji.

« Ce projet est un nouvel exemple de l’engagement de l’Union européenne en faveur de sa stratégie globale pour la protection de l’environnement, la croissance verte et la lutte contre le changement climatique. Le projet « Reforest Fiji » impliquera des communautés vivant dans des zones très exposées aux risques d’érosion des sols telles que Koronubu, Drasa et Malolo. Il permettra d’y implanter des forêts durables d’importance mondiale pour reboiser des terres dégradées ou sous-exploitées, améliorer l’emploi local et générer des revenus », a expliqué M. Jacobs.

« Il s’agit de montrer que grâce aux plantations forestières, nous pouvons non seulement protéger les sols de l’érosion et restaurer leur fertilité, mais aussi assurer des revenus à long terme aux populations, aux agriculteurs et aux communautés qui y vivent », a-t-il affirmé.

« Le projet constitue un volet important du programme de mesures d’accompagnement engagé par l’Union européenne pour les pays signataires du protocole sur le sucre, qui appuie la stratégie d’adaptation nationale élaborée par le gouvernement fidjien pour faire face au changement imminent de la politique sucrière de l’Union européenne », a-t-il ajouté.

Patricia Sachs-Cornish, Chef de cabinet du Directeur général de la CPS, a indiqué que le lancement du projet « Reforest Fidji » constituait une étape décisive dans les efforts conjoints déployés afin d’améliorer les moyens de subsistance des populations tributaires de la canne à sucre dans les trois secteurs sélectionnés pour ce projet, en commençant par Malolo.

« Pour la CPS, c’est un événement important, compte tenu de notre participation active au programme de mesures d’accompagnement pour les pays signataires du protocole sur le sucre ces quatre dernières années, au cours desquelles nous avons collaboré avec les Fidji afin de contribuer à réduire la pauvreté dans la ceinture sucrière en appuyant des initiatives génératrices de revenus dans les exploitations agricoles », a expliqué Patricia Sachs-Cornish.

« Les arbres plantés dans le cadre du programme « Reforest Fidji », dans le respect des meilleures pratiques internationales, fourniront les matériaux bruts nécessaires pour limiter la dépendance aux importations et contribueront à générer environ 400 000 jours de travail et davantage d’emplois pour les années à venir », a-t-elle rappelé.

« Au travers du projet « Reforest Fiji », les experts techniques de la CPS apporteront un appui pratique aux communautés locales, notamment en dispensant des formations sur la manière d’établir, d’entretenir et de pérenniser les plantations forestières, les parcelles boisées et les vergers », a-t-elle ajouté.

« Reforest Fiji » est un projet pilote qui se terminera en juin 2018. Si ce projet est concluant, il est probable que le financement durable du développement forestier soit assuré.

Les forêts et les arbres jouent un rôle essentiel dans l’adaptation au changement climatique et l’atténuation de ce dernier, et notamment la réduction des répercussions négatives des catastrophes naturelles telles que les inondations et les glissements de terrain, mais aussi l’augmentation de la capacité des communautés à se rétablir rapidement après de tels événements.

Outre « Reforest Fiji », d’autres projets financés par l’UE sont actuellement mis en œuvre par la CPS aux Fidji, à savoir le Projet d’amélioration des services essentiels à l’agriculture aux Fidji (IKSA), le Programme « Microprojets Fidji » et le Projet voies d’accès rurales et infrastructures connexes (RARAI).

Contacts médias: Vinesh Prasad, CPS (courriel : [email protected] ou [email protected]; tél. : +679 9938746)
Debbie Singh,  Attachée de presse de la délégation de la Commission européenne pour le Pacifique (courriel : [email protected])

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