Réalisation d'une campagne d’information sur la propriété intellectuelle aux Fidji, au Samoa et aux Îles Salomon

Suva

À l’occasion de la Journée mondiale de la propriété intellectuelle, le 26 avril, la Communauté du Pacifique (CPS), l’Union européenne (UE), le Secrétariat général du Forum des Îles du Pacifique (FIP) et d’autres partenaires lancent une campagne de sensibilisation sur la propriété intellectuelle, à l’intention des producteurs culturels des Fidji, du Samoa et des Îles Salomon.

« S’ils connaissent mieux les droits et les lois relatifs à la propriété intellectuelle dans le Pacifique, les producteurs d’objets culturels et créatifs seront mieux à même de se protéger du piratage et des infractions », a déclaré Leituala Kuiniselani Toelupe Tago-Elisara, Directrice adjointe de la Division développement social de la CPS.

« Les industries créatives et culturelles pèsent un poids important dans les économies nationales, en Océanie comme dans le reste du monde. Promouvoir la protection de la propriété intellectuelle aidera le secteur à se développer et permettra aux producteurs culturels de gagner leur vie grâce à leur créativité », a précisé Mme Toelupe Tago-Elisara.

Différentes actions sont prévues dans le cadre de la campagne, notamment la diffusion de plusieurs vidéos aux Fidji et au Samoa, des publicités radiophoniques aux Îles Salomon, ainsi que la publication d’affiches et de brochures. L’objectif est d’informer les producteurs culturels des droits dont ils jouissent et d’alerter les consommateurs sur les ravages économiques occasionnés par le piratage.

La campagne de sensibilisation est organisée dans le cadre du projet « Renforcement des industries culturelles océaniennes : Fidji, Samoa et Îles Salomon », financé par l’Union européenne et soutenu par le groupe des pays ACP (Afrique, Caraïbes, Pacifique). Mené conjointement par la CPS, le FIP, l’UE, les Fidji, le Samoa et les Îles Salomon, ce projet régional tient compte de la contribution des industries culturelles aux économies océaniennes et vise à accroître la place qu’elles y occupent.

Le piratage et l’utilisation non autorisée de dessins et modèles, d’enregistrements musicaux, d’écrits et de représentations artistiques font planer une menace majeure non seulement sur les moyens de subsistance des artistes, mais également sur le secteur créatif et culturel dans son ensemble.

Par ailleurs, la propriété intellectuelle a eu d’importantes retombées sur les économies nationales. Grâce au travail réalisé par la Fiji Performing Right Association (FPRA) depuis sa création, en 1993, l’industrie musicale des Fidji a récolté les bénéfices de la protection de la propriété intellectuelle.

En vertu de la loi fidjienne sur le droit d’auteur adoptée en 1999, les compositeurs ont désormais le droit d’exercer leur contrôle sur l’exécution, la diffusion et la communication publiques de leurs œuvres, ce qui a permis à la FPRA de recueillir 450 553 dollars fidjiens de recettes en 2014, dont plus de 245 000 dollars ont été redistribués aux artistes membres de l’association.

D’après un rapport élaboré par PricewaterhouseCoopers, le droit d’auteur aurait, à lui seul, contribué pour 111,4 milliards de dollars australiens à l’économie australienne en 2014.

Au mois de septembre 2013, la Chambre de commerce internationale et la Fédération des chambres indiennes de commerce et d’industrie ont publié une étude sur sept secteurs clés de l’économie — pièces automobiles, alcool, matériel informatique, téléphones portables, aliments préemballés, biens personnels et produits du tabac — exposés au risque de contrefaçon, de piratage et de contrebande. D’après les conclusions de cette étude, en 2012, la contrefaçon des marques aurait entraîné un manque à gagner d’environ 11,9 milliards de dollars des États-Unis (21,7 %) pour les titulaires des droits en Inde. Toujours d’après l’étude, la perte économique globale occasionnée par ce type d’activités illicites avoisinerait 4,26 milliards de dollars É.-U. pour l’État indien.

En vue d’améliorer l’information sur cet enjeu crucial, les États membres de l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle (OMPI) ont décidé, en 2000, de faire du 26 avril la Journée mondiale de la propriété intellectuelle. Les manifestations organisées dans le monde entier permettront d’attirer l’attention sur l’importance de protéger la propriété intellectuelle, et aideront le grand public à mieux comprendre en quoi consiste la propriété intellectuelle.

Contact médias : Jessie McComb, Chargée de la culture à la CPS, [email protected]

Liens utiles (en anglais) :
PWC report- 2014 Australia (pdf)
2015 Special 301 Report – United States Trade Representative (pdf)

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