Les États fédérés de Micronésie adoptent une approche intégrant gestion des risques de catastrophe et action climatique

Weno

Damaged-solar-grid-in-UlithiUn sommet sur l’environnement doublé d’une plateforme pour la gestion des risques de catastrophe se tient cette semaine (du 15 au 19 août) à Weno, dans l’État de Chuuk. L’objectif de cette réunion est d’examiner les enjeux liés aux impacts des catastrophes dans l’ensemble des États fédérés de Micronésie.

Organisée à l’initiative du Bureau de l’environnement et de la gestion des situations d’urgence, la réunion sera l’occasion d’aborder de pair les questions essentielles que sont la gestion des risques de catastrophe et le changement climatique, dans le cadre d’une approche intégrée visant à définir de manière concertée les solutions à mettre en œuvre pour atténuer la vulnérabilité des communautés touchées par des catastrophes.

Cet événement de portée nationale, qui intervient à un moment opportun, est organisé avec le soutien du Projet de renforcement de la sécurité et de la résilience du Pacifique, financé par l’Union européenne (UE) à hauteur de 19,37 millions d’euros et mis en œuvre par la Communauté du Pacifique (CPS). Y sont également associés le Bureau de l’environnement et de la gestion des situations d’urgence des États fédérés de Micronésie et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM).

La réunion est le fruit de plusieurs années de travail et marque l’aboutissement d’un processus dont le point de départ a été l’adoption, en 2013, de la politique nationale intégrée sur la gestion des risques de catastrophe et l’action climatique. Plus récemment, les quatre États du pays ont élaboré et adopté un Plan d’action conjoint pour la gestion des risques de catastrophe et le changement climatique.

C’est la première fois que sont réunies toutes les principales parties prenantes du pays, notamment le gouvernement national et les administrations des quatre États, les organisations internationales et régionales, les partenaires du développement et diverses organisations de la société civile, parmi lesquelles des associations de femmes et de personnes en situation de handicap. La forte représentativité des participants sera garante de la prise en compte de l’ensemble des secteurs de la communauté dans l’élaboration de solutions plurielles.

Andrew Yatilman, directeur du Bureau de l’environnement et de la gestion des situations d’urgence, a souligné que le gouvernement des États fédérés de Micronésie était déterminé à s’attaquer aux impacts du changement climatique et des catastrophes afin de réduire au minimum les difficultés qui en résultent à l’échelle communautaire. Il a par ailleurs remercié les différents partenaires du soutien sans faille apporté à l’organisation de cette manifestation de première importance.

« La réunion va déboucher sur l’adoption de plans précis qui tiendront compte de toutes les parties concernées et définiront les moyens de réduire l’impact négatif des catastrophes et du changement climatique sur les populations locales », a déclaré Christoph Wagner, directeur du Service de la coopération à la Délégation de la Commission européenne pour le Pacifique.

« L’UE salue les efforts du gouvernement des États fédérés de Micronésie, qui a joué un rôle de premier plan dans l’élaboration d’un plan exhaustif à long terme de nature à promouvoir le renforcement de la sécurité et de la résilience des communautés », a-t-il ajouté.

Noa Tokavou, Chargé de la gestion des risques de catastrophe dans le Pacifique Nord à la CPS, animera une partie des débats. Selon lui, « la réunion marque une étape majeure pour le gouvernement, la population et les partenaires concernés : elle va directement contribuer à ouvrir des perspectives durables en matière de prospérité économique, et permettre aux habitants des États fédérés de Micronésie d’être mieux armés face aux risques de catastrophe ».

Contact médias :
Cindy Ehmes, Directrice adjointe - environnement, Bureau de l’environnement et de la gestion des situations d’urgence, Palikir, Pohnpei (États fédérés de Micronésie), [email protected], +691 320 8814
Noa Tokavou, Chargé de la gestion des risques de catastrophe dans le Pacifique Nord à l’Antenne régionale Pacifique Nord de la CPS à Pohnpei (États fédérés de Micronésie), [email protected],  +691 320 7523
Kasim Mohammed Nazeem, Chargé de l’information, Union européenne, [email protected], +679 8672 255

Contexte :
Le Projet ACP-UE de renforcement de la sécurité et de la résilience du Pacifique est financé par l’Union européenne à hauteur de 19,37 millions d’euros et mis en œuvre par la Communauté du Pacifique (CPS). Le projet a pour objet de réduire la vulnérabilité ainsi que les coûts sociaux, économiques et écologiques des catastrophes dues aux aléas naturels, pour permettre la réalisation des objectifs nationaux et régionaux de développement durable et d’atténuation de la pauvreté dans les États ACP du Pacifique.

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