La Communauté du Pacifique accueille Peter Gluckman à l’occasion d’un atelier sur les données scientifiques et les politiques

Suva

La Communauté du Pacifique (CPS) a accueilli le professeur Peter Gluckman, Conseiller scientifique principal auprès du Premier ministre néo-zélandais, venu animer un atelier portant sur les données scientifiques et sociales, et leur incidence potentielle sur la conception et l’évaluation des politiques.

Cet atelier, organisé dans les locaux de la CPS à Suva (Fidji), s’est déroulé en présence du Directeur général de la CPS, Colin Tukuitonga ; de la Directrice générale adjointe de la CPS, Audrey Aumua ; de la doyenne de la Faculté des sciences, des technologies et de l’environnement de l’Université du Pacifique Sud (USP), Anjeela Jokhan ; de représentants de l’USP et d’agents de toute la CPS.

Il avait pour thème « Les liens entre les données scientifiques et les politiques », et visait à étudier les difficultés qui se posent dans les petits États insulaires lorsqu’il s’agit de faire en sorte que la conception des politiques réponde réellement aux besoins particuliers de chaque pays.

Au cours de cet atelier, Peter Gluckman a souligné le rôle des Objectifs de développement durable (ODD) dans les actions de développement menées à l’échelle mondiale, et le fait que les ODD offraient aux décideurs des petits États insulaires en développement une occasion unique de promouvoir et d’adopter des programmes fondés sur des données probantes.

« Ce ne sont pas les données scientifiques qui font les politiques. Mais le fait de pouvoir communiquer clairement et efficacement des informations factuelles aux décideurs peut grandement influencer le choix des orientations stratégiques. C’est la compréhension des données disponibles qui permet une prise de décisions éclairées, les décisions éclairées étant en définitive de bonnes décisions », a expliqué Peter Gluckman.

 Pour rappeler le contexte scientifique et stratégique qui caractérise le Pacifique, Audrey Aumua, Directrice générale adjointe de la CPS, a expliqué : « nous avons une obligation technique et morale de veiller à ce que les dirigeants de la région comprennent en quoi le travail que nous menons est utile à la prise de décisions. Pour ce faire, nous devons adopter une approche intégrée nous permettant d’établir dès le départ le lien qui existe entre science et politiques ».

Anjeela Jokhan, la doyenne de la Faculté des sciences, des technologies et de l’environnement de l’USP, s’est elle aussi exprimée dans le cadre de cet atelier, apportant un éclairage du point de vue de l’éducation : « nous travaillons beaucoup sur les systèmes éducatifs et avec les écoles de l’ensemble de la région. Il y a quelques années, la CPS a accompli un travail formidable lorsqu’elle a examiné les aptitudes des écoliers du Pacifique à la lecture, à l’écriture et au calcul, et montré que les niveaux dans ces domaines étaient très faibles. Ces informations sont essentielles pour réaliser des progrès à cet égard ».

La deuxième séance de cet atelier était notamment consacrée à des travaux de groupe axés sur deux études de cas fictives qui visaient à démontrer en quoi la science pouvait améliorer la prise de décisions et la conception des politiques au sein des communautés locales.

À la fin de l’atelier, M. Tukuitonga a repris les propos tenus par le professeur Gluckman quant à la possibilité d’orienter l’élaboration des politiques grâce à une communication claire d’informations factuelles aux décideurs, en notant que « la CPS a toujours joué un rôle de premier plan dans le processus décisionnel au sein de la région, en ce sens qu’elle met à la disposition de ses partenaires les données scientifiques et observations factuelles qui résultent des travaux de toutes ses divisions ».

L’amélioration de la communication et de la coordination entre la communauté scientifique et les dirigeants océaniens demeurera une priorité pour la Communauté du Pacifique, et un élément clé de la réalisation des objectifs stratégiques de l’Organisation.

Contexte

Le professeur Peter Gluckman est Président du Réseau international de conseil scientifique aux gouvernements (INGSA) et Conseiller scientifique principal auprès du Premier ministre néo-zélandais. Il a fondé et dirigé le Réseau des conseillers scientifiques principaux et assimilés de l’APEC (CSAE) et l’INGSA (www.ingsa.org). Il est également le président fondateur de l’Initiative pour les petites économies avancées (SAEI), une instance intergouvernementale qui se concentre sur les défis de politique scientifique propres aux petits pays. En 2015, Peter Gluckman a été nommé à la tête de la Commission de l’OMS sur les moyens de mettre fin à l’obésité de l’enfant. En 2016, il a reçu le prix de l’Association américaine pour le progrès de la science dans la catégorie diplomatie scientifique.

Peter Gluckman est également le directeur fondateur de l’Institut Liggins et l’un des scientifiques les plus renommés de Nouvelle-Zélande. En 2016, il s’est vu remettre le prix le plus prestigieux lors de la cérémonie des Blake Leader Awards. En 2015, il a été admis au sein de l’Ordre de la Nouvelle-Zélande, l’instance la plus prestigieuse du pays, qui ne compte que 20 membres vivants. Auparavant, Peter Gluckman a été nommé Chevalier de l’Ordre néo-zélandais du Mérite (en 2009) et Compagnon distingué de l’Ordre du Mérite de la Nouvelle-Zélande (en 2008). En 2001, il s’est vu décerner la médaille Rutherford, le premier prix scientifique néo-zélandais.

Contact médias :
Vivien Eyre │ Courriel : [email protected]

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