La Nouvelle-Zélande : un partenaire incontournable de la Communauté du Pacifique au service du développement en Océanie

Nouméa

Cette semaine, nous avons eu le plaisir d’accueillir M.Jonathan Kings, accompagné d’une délégation de Wellington, au siège de la CPS à Nouméa (Nouvelle-Calédonie). La visite de cette délégation néo-zélandaise de haut niveau est une première dans l’histoire récente de l’Organisation, et représente l’occasion rêvée pour revigorer notre partenariat instauré de longue date. Cette année, la CPS célèbre 70 ans de coopération scientifique et technique avec ses membres et partenaires. La Nouvelle-Zélande est l’un des sixmembres fondateurs de la CPS, symbole d’un partenariat durable en faveur du développement. Une partie des bureaux de la CPS demeure également installée dans l’ancien camp de base des forces armées néo-zélandaises (le Camp B) à Suva (Fidji).

Je tiens à saisir cette occasion pour mettre en avant quelques grandes contributions apportées récemment par la Nouvelle-Zélande à la CPS ainsi que sa participation aux activités menées par l’Organisation dans le domaine du développement en Océanie. Nous nous réjouissons particulièrement des occasions présentées par le nouveau fonds d’amorçage financé par le Gouvernement de la Nouvelle-Zélande, qui permettra aux scientifiques de la CPS d’œuvrer de concert avec leurs homologues néo-zélandais sur des innovations en vue de s’attaquer aux principaux problèmes de développement auxquels nous sommes confrontés.

Récemment, la Nouvelle-Zélande a également fourni une aide nécessaire dans le secteur des pêches côtières et de l’aquaculture, soulignant ainsi l’importance vitale de la ressource halieutique et des produits de la mer pour préserver la sécurité alimentaire des communautés océaniennes. Cet appui s’ajoute aux contributions que la Nouvelle-Zélande apporte de longue date au Programme pêche hauturière de la CPS et à l’évaluation des stocks de thonidés. Les données scientifiques des spécialistes de la CPS forment le socle sur lequel toutes les décisions sont prises par les pouvoirs publics et les organisations de gestion des pêches en matière de politique et de gestion en Océanie.

Dans le domaine de la santé publique en Océanie, la Nouvelle-Zélande demeure le premier pays à soutenir le Réseau océanien de surveillance de la santé publique(ROSSP), un réseau d’organismes partenaires qui fournit des informations et des conseils en matière de veille sanitaire et de flambées épidémiques à l’ensemble de la région, notamment pour les maladies à transmission vectorielle comme la dengue et le Zika. Ce service régional d’intérêt général revêt une importance cruciale, en ce qu’il permet aux pays du monde entier d’être informés des alertes précoces et des avertissements sanitaires émis. La Nouvelle-Zélande continue également d’appuyer les domaines primordiaux que sont la prévention et la lutte contre les maladies non transmissibles comme le diabète, l’obésité et les cardiopathies, principales causes évitables de mortalité, de morbidité et de handicap dans la région.

En 2015, la CPS, avec le concours de la Nouvelle-Zélande, a mené la plus grande évaluation régionale des aptitudes à la lecture, à l’écriture et au calcul (PILNA) afin de fournir un instantané de ces compétences en Océanie. Plus de 45000 élèves de CE2 et CM2 de quelque 700 établissements scolaires répartis dans 13 pays ont passé les épreuves de la PILNA, en10langues. Grâce aux résultats de la PILNA, les parties prenantes du secteur de l’éducation de la région disposent d’une base factuelle pour mettre au point des stratégies d’intervention propres à améliorer les résultats des élèves.

De plus, la Nouvelle-Zélande appuie un projet quinquennal sur la sécurité hydrique qui vise les atolls océaniens. Ce projet, financé à hauteur de cinqmillions de dollars néo-zélandais, est mis en œuvre par la CPS dans les cinq pays-atolls que sont les Îles Cook, Kiribati, les Îles Marshall, Tokelau et Tuvalu. Ce projet est mené en étroite collaboration avec les pouvoirs publics et les communautés concernées en vue de mettre en œuvre une série de mesures pratiques conçues pour renforcer les compétences, les systèmes et les infrastructures de base, de sorte à mieux anticiper, gérer et supporter les épisodes de sécheresse.

Au-delà du soutien apporté aux programmes et aux projets qu’exécute la CPS pour ses membres, la Nouvelle-Zélande contribue également à faire évoluer et à consolider la CPS grâce à la modernisation de ses systèmes financiers et de gestion.

Mais les contributions de la Nouvelle-Zélande ne s’arrêtent pas là.

Lors des débats qui se sont tenus tout au long de la semaine avec la délégation, nous avons mis l’accent sur l’amélioration de l’efficacité du partenariat stratégique signé entre la Nouvelle-Zélande et la CPS en 2014. Force est de constater que cette alliance a évolué, de transactions principalement financières vers un véritable partenariat fondé sur des principes partagés et un échange de connaissances en vue de répondre aux grands défis de développement que rencontre notre région.

Au mois de juillet, nous avons célébré officiellement les 70ans de la CPS aux côtés de nos membres et de nos partenaires et nous avons à cette occasion exprimé notre gratitude à la Nouvelle-Zélande qui assurera la prochaine présidence du CRGA à partir de cette année et jusqu’en juillet2018.

Le partenariat qui lie la CPS à la Nouvelle-Zélande est empreint de productivité et de pérennité et nous espérons que les 70ans à venir seront marqués par de nombreuses autres grandes réalisations.

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