La CPS dépêche des experts techniques et scientifiques pour venir en aide à Vanuatu et à Tuvalu

Nouméa

Image satellite : Immeubles endommagés à Port-Vila (Vanuatu). Image produite par Digital Globe et la Division géosciences de la CPS

Cette mise à disposition s’inscrit dans le cadre du plan d’aide global proposé par la CPS à ses pays membres suite au récent événement cyclonique.

Anthony Blake, spécialiste de la gestion post-catastrophe de la CPS, partira donc demain pour Port-Vila où il intégrera le Bureau national de gestion des catastrophes de Vanuatu afin d’aider à la coordination des interventions nationales menées par les pouvoirs publics locaux.

Agent de la CPS et membre de l’Alliance océanienne pour la gestion des situations d’urgence, M. Blake sera également le correspondant principal de la CPS à Vanuatu où il travaillera en étroite collaboration avec le Gouvernement, les institutions spécialisées des Nations Unies et la Croix-Rouge.

Le Service des pêches de Vanuatu a déjà exprimé sa profonde inquiétude à l’issue des évaluations préliminaires des dégâts causés aux écloseries ainsi qu’aux élevages de crevettes et de poissons. Au vu des possibles problèmes de sécurité alimentaire et de nutrition et sachant que le poisson constitue la principale source de protéine consommée à Vanuatu, ces exploitations nécessitent une intervention urgente.

Dès ce week-end, deux spécialistes de l’aquaculture de la CPS, Robert Jimmy et Jone Varawa, viendront renforcer l’équipe de la CPS basée à Port-Vila afin de prêter main-forte au Service des pêches de Vanuatu dans le travail d’évaluation réalisé autour d’Efate et d’autres îles comptant des exploitations aquacoles, notamment Espiritu Santo et Tanna.
L’état d’urgence étant toujours en vigueur à Tuvalu, trois spécialistes de la CPS sont également attendus sur place dans la journée.

Il reviendra à Peter Sinclair et à Joy Papao du Département eau et assainissement de la CPS de fournir un soutien technique au Bureau national de gestion des catastrophes de Tuvalu en réponse à la demande formulée par le Comité de gestion des catastrophes du Gouvernement. Il s’agira d’apporter une assistance technique immédiate en matière d’eau et d’assainissement et de déterminer les meilleures modalités d’assistance à mettre en œuvre par la CPS à court et long terme.

La Division ressources terrestres enverra pour sa part un agent à Tuvalu, Sainimili Baiculacula, afin d’épauler le Gouvernement dans l’évaluation, d’une part, des dégâts occasionnés aux cultures et, d’autre part, des répercussions plus larges que le sinistre aura sur le secteur agricole dans les îles périphériques du pays.

« Les pouvoirs publics des pays océaniens sinistrés sont aux commandes des opérations et s’appuient sur des dispositifs nationaux bien établis de coordination des interventions post-catastrophe », a déclaré le Directeur général de la CPS, M. Colin Tukuitonga.

« Nos experts scientifiques et techniques interviendront en renfort pour fournir une assistance sur mesure à nos pays membres. La CPS mobilisera les moyens qu’elle est la mieux placée pour offrir au lendemain de la catastrophe (relèvement rapide), ainsi qu’à plus long terme. »

« Nous serons fortement engagés aux côtés des pouvoirs publics de nos pays membres et de diverses organisations internationales, dont la Banque mondiale, afin de dessiner les modalités d’une évaluation objective et structurée des besoins post-catastrophe à Vanuatu en particulier », a-t-il précisé.

Tout au long de la semaine, les spécialistes des systèmes d'information géographique et des évaluations de catastrophe de la CPS ont analysé les images satellites de Vanuatu fournies par une entreprise américaine partenaire, Digital Globe, afin de comparer les zones habitées de Vanuatu avant et après le cyclone.

L’équipe de la CPS élabore actuellement une vingtaine de cartes permettant de classer les dégâts visiblement causés aux immeubles et aux autres infrastructures selon leur degré de gravité. L’usage de ces cartes sera principalement réservé au Gouvernement de Vanuatu.

M. Tukuitonga souligne par ailleurs l’urgence de la question de la sécurité alimentaire des populations locales dans les îles périphériques éloignées et les zones rurales de Vanuatu et de Tuvalu.

« La plupart des familles lourdement tributaires des cultures locales risquent de vivre des semaines difficiles. Les communautés locales auront accès à une quantité de protéines animales limitée car nombre de poulets et autres animaux d’élevage ont été emportés par le cyclone. »

« Dans ce contexte, le tout premier objectif doit être de garantir aux communautés locales un approvisionnement ininterrompu en protéines de poisson et d’autres catégories d’aliments. »

Contact médias :
Christelle Lepers, Chargée de l’information et de la communication (surveillance de la santé publique), courriel : [email protected], tél. : + 687 260181 ou 687 842837
Entretien de Sainimili Baiculacula, agent à la CPS, disponible sur Youtube.

Pour en savoir plus sur la réponse globale de la CPSface au cyclone tropical Pam, consultez la page internet : Réponse de la CPS au cyclone PAM.

Conférence de presse par téléphone sur la réponse de la CPS face au cyclone PAM :
La presse est invitée à participer à une téléconférence avec MM. Colin Tukuitonga (Directeur général de la CPS), Cameron Diver (Directeur général adjoint, opérations et gestion), et Lindsay Chapman (Directeur adjoint de la Division pêche, aquaculture et écosystèmes marins).

Sujets abordés :
La réponse globale menée par la CPS en collaboration avec ses partenaires pour venir en aide aux pays membres de la Communauté du Pacifique frappés par le cyclone Pam, notamment Vanuatu et Tuvalu. La conférence de presse ciblera en particulier les thèmes en lien avec la sécurité alimentaire à Vanuatu au lendemain du cyclone Pam et les dégâts causés aux écloseries et aux élevages de crevettes et de poissons.

Date : vendredi, 20 mars 2015
Heure : 10h00̶10h45 (heure de Nouméa)

Nota bene :
Les journalistes souhaitant participer à la téléconférence (en anglais uniquement) sont priés de se préinscrire par courriel ([email protected]) ou par téléphone (+687 260181 ou +687 842837) en laissant leur numéro de téléphone avant le vendredi 20 mars à 8h00 (heure de Nouméa).

Les journalistes inscrits sont également priés d’indiquer s’ils comptent poser des questions afin de faciliter la tâche à l’animateur et de prévoir suffisamment de temps pour les échanges.

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